Elle était l’invitée de marque de cette deuxième session plénière de l’année. Christine Lagarde s’est rendue au Parlement européen à Strasbourg, lundi 14 février, pour le vingtième anniversaire de la mise en circulation de l’euro. Après une courte cérémonie, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) s’est livrée à l’exercice pour lequel elle était réellement attendue: débattre avec les eurodéputés des activités de l’institution monétaire en 2021 et de l’état de l’économie européenne.
Relancer l’économie européenne tout en limitant l’inflation
Un mot était sur toutes les lèvres ce lundi : l’inflation. La hausse globale des prix atteint des records (+5,1% au mois de janvier en Europe). Un phénomène principalement lié à l’envolée des prix de l’énergie, au moment où les tensions à la frontière ukrainienne menacent l’approvisionnement européen en gaz russe.
Lors de la session pléni§re de mai, les eurodéputés ont cherché à peser sur les relations internationales. Mais ils ont surtout donné à voir leurs limites et divisions en la matière : impuissance face à l’escalade des violences au Proche-Orient, absence de consensus sur la politique migratoire...
Au sein de la famille européenne, les relations sont parfois tendues. Au-delà même des clivages politiques, le Parlement, la Commission et les Etats sont loin d’être toujours en accord. Ils l’ont à nouveau montré lors des débats sur la stratégie vaccinale ou sur la gestion des plans de relance.
Mais quand il le faut, ils savent s’entendre pour adapter la législation aux enjeux du moment, en matière de données informatiques ou d’intelligence artificielle par exemple, et même parfois pour préparer le monde de demain, avec des votes sur les questions environnementales. Lors de la plénière, on a aussi senti à plusieurs moments une envie de renouer avec une Europe ambitieuse, avec plusieurs votes sur des programmes forts comme Erasmus +, le corps de solidarité européen et Europe Créative. Une envie qui retrouvera Strasbourg, le siège officiel du Parlement européen, lors de la prochaine plénière du mois de juin, après plus d’un an d’absence.
Séverine Floch
Lors de la session plénière de mai, les eurodéputés ont cherché à peser sur les relations internationales. Mais ils ont surtout donné à voir leurs limites et divisions en la matière : impuissance face à l’escalade des violences au Proche-Orient, absence de consensus sur la politique migratoire...
Au sein de la famille européenne, les relations sont parfois tendues. Au-delà même des clivages politiques, le Parlement, la Commission et les Etats sont loin d’être toujours en accord. Ils l’ont à nouveau montré lors des débats sur la stratégie vaccinale ou sur la gestion des plans de relance.
Mais quand il le faut, ils savent s’entendre pour adapter la législation aux enjeux du moment, en matière de données informatiques ou d’intelligence artificielle par exemple, et même parfois pour préparer le monde de demain, avec des votes sur les questions environnementales. Lors de la plénière, on a aussi senti à plusieurs moments une envie de renouer avec une Europe ambitieuse, avec plusieurs votes sur des programmes forts comme Erasmus +, le Corps de solidarité européen et Europe Créative. Une envie qui retrouvera Strasbourg, le siège officiel du Parlement européen, lors de la prochaine plénière du mois de juin, après plus d’un an d’absence.
Séverine Floch