Ensemble de dessins réalisés à la tablette graphique pour illustrer différents articles de décryptage ou d'analyse.
Dessin réalisé à la tablette graphique dans le cadre de la couverture d'une session plénière au Parlement européen pour le Cuej.
Il s'agit ici aussi d'une illustration visant à rendre un article d'analyse plus visuel. En l'occurrence, sur la question de la risposte/résistance européenne (représentée par Ursula von der Leyen) à la menace de l'augmentation des droits de douane américains (représentée par Donald Trump) en mai 2025.
Lien : Face à Trump, l'Europe prépare la résistance
Esther Dabert
Dessin réalisé à la tablette graphique dans le cadre d'un web-documentaire du Cuej autour du thème de l'écologie.
Autre dessin de presse pensé pour rendre plus visuel un article de décryptage de la notion de RIIPM. Celui-ci représente de manière figurative la bataille entre l'autorité judiciaire, l'État et les citoyens, élus locaux ou encore ONG, autour de la définition de "l'intérêt général", élément central lorsqu'il s'agit de déterminer si un projet relève effectivement d'une RIIPM ou non.
Lien : Protection de la nature : des entorses bien encadrées
Dessin réalisé à la tablette graphique dans le cadre d'un web-documentaire du Cuej autour du thème de l'écologie.
Ce dessin est l'image d'illustration d'un reportage (réalisé par Titouan Boiteux et Mathis Nicod) et d'un article que j'ai rédigé, tous deux autour de la notion technique de raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM). Son objectif est de permettre une représentation abstraite du projet de raffinerie de métaux rares de l'entreprise EMME au nord de Bordeaux, à partir d'une photo du terrain sur lequel sera érigé le futur site, prise en drone par Titouan Boiteux.
Lien : L'État déroule le tapis rouge à l'industrie
La mobilité… ce sujet qui agite les foules
Une fois la question des alliances évacuées, le débat se recentre sur les propositions des candidat·es pour la ville. Florian Kobryn prône la mobilité comme « un droit pour tous et toutes », et propose la gratuité des transports en commun pour les moins de 25 ans. Chez Catherine Trautmann, cette même gratuité ne cible pas les jeunes, mais les aînés de plus de 65 ans. En outre, l’ancienne édile regrette la gestion de la maire sortante, arguant que les mobilités ne doivent pas être une « punition ». Une marotte régulière contre la politique de Jeanne Barseghian : stationnement payant trop élevé et circulation ralentie ont fait grincer des dents.
L'élément le plus pointé du doigt à ce sujet reste le projet du tram Nord. Pour Pierre Jakubowicz, c’est un « échec » ; pour Catherine Trautmann, un « mauvais projet » couplé d’un « mauvais tracé ». Jeanne Barseghian se défend. L’élue regrette que ce projet ait été mal compris par ses administré·es. « On peut toujours faire mieux, en matière d’information », concède-t-elle, en rejetant tout retour en arrière.
À droite, on défend le droit à la bagnole, on dénonce l’abondance des cyclistes, on adresse une pensée émue au piéton, « le grand oublié » dans l’histoire pour Jean-Philippe Vetter. À l’extrême droite, on estime qu’on « ne peut pas mettre tout le monde sur un vélo ».
La sécurité au cœur des discussions
La décision de la municipalité d'éteindre une partie de l’éclairage public entre 1 h et 5 h du matin dans certains quartiers de la ville soulève les passions. « Le vrai féminisme, c’est de permettre aux femmes de se sentir en sécurité dans la rue [quand elles rentrent le soir] », dénonce Pierre Jakubowicz. L’élu évoque un « déni de sécurité » concernant cette mesure. Aucune étude fiable n’a pourtant permis de constater une hausse du nombre d'agressions due à l’extinction de l'éclairage public pour le moment. Jean-Philippe Vetter et Catherine Trautmann rejoignent néanmoins l’opinion du candidat.
Celle qui se décrit « social-démocrate » propose également « d’augmenter les effectifs de la police municipale pour soutenir les victimes ». Plus de force de l’ordre à Strasbourg : les autres listes se retrouvent sur ce point, à l'exception de celle menée par Florian Kobryn qui ne s’est pas exprimé à ce sujet lors du débat, préférant proposer un « plan de lutte contre le harcèlement de rue ».
Enfin, droite et extrême droite s'accordent sur le retour d’un arrêté anti-mendicité, présenté comme une mesure de lutte contre l’insécurité. Une idée jugée « inadmissible » pour Florian Kobryn, visant à « exclure les gens de l’espace public ».
Le climat, grand oublié du débat
« Nous avons amélioré la qualité de l’air », pose Jeanne Barseghian en vantant son bilan sur la réduction des véhicules dans la ville. La maire ne rentre pourtant pas plus en détail sur les enjeux environnementaux, et notamment sur le climat. L’Écologiste se contente de lancer une pique à la candidate nationaliste Virginie Jorgon, qu’elle accuse de déni face au réchauffement climatique.
Le candidat insoumis, Florian Kobryn assure défendre « l’idée de concilier changement climatique et justice sociale », mais glisse à peine plus de détails. Après une heure d’échange, le nombre de fois où le mot « climatique » a été prononcé se compte sur les doigts des mains. Si l’organisation du débat n’a pas prévu une thématique spécifique à l’écologie, force est de constater que les candidat·es ne se sont pas non plus saisi·es du sujet. Certaines thématiques, comme celle des mobilités, leur offraient pourtant une belle occasion de le faire.
Maud Karst et Tom Soriano
Édité par Quentin Baraja, Zoé Fraslin et Gaïa Herbelin