2. Y-aura-t-il des hausses d'impôts ?
Aucune hausse d'impôts n'est à prévoir pour 2024. Cette décision s'inscrit dans la philosophie du président de la République Emmanuel Macron depuis son élection en 2017.
Mais ce PLF devrait voir la fin d'aides destinées aux ménages. À commencer par l'arrêt progressif du bouclier tarifaire sur l'électricité. Ce mécanisme, créé fin 2021, faisait reposer sur les épaules de l'État une partie de la forte hausse des prix de l'énergie. Clap de fin également pour le dispositif Pinel, un crédit d'impôt sur l'achat de biens immobiliers destinés à la location.
Le chef de l'État a toutefois annoncé dimanche une nouvelle indemnité pour faire face à la hausse des prix du carburant : 100 € par an, par voiture, pour les 50 % des ménages les plus modestes. Ce qui demandera à l'État de trouver 430 millions supplémentaires dans ses caisses. Un certain nombre de prestations sociales seront aussi revalorisées pour répondre à l'inflation.
Le gouvernement prévoit aussi d'instaurer une taxe sur les concessions autoroutières et les grands aéroports dès 2024. De quoi rapporter 600 millions d'euros par an. Les usagers de ces infrastructures devraient alors voir une augmentation des prix. Vinci, qui exploite une partie des autoroutes en France, a d'ores et déjà répondu que cela entraînerait « inévitablement une hausse des tarifs des péages ». Le groupe Aéroports de Paris a aussi prévenu d'une répercussion du coût de cette taxe sur les compagnies aériennes, et donc potentiellement sur les voyageurs.
3. Ce budget viendra-t-il désendetter l'État ?
Même avec les 16 milliards d'économies visées, l'endettement devrait se stabiliser autour de 110 % du PIB, comme l'année dernière. Au premier trimestre de 2023, la dette publique s'établissait à plus de 3 000 milliards d'euros. Un record.
Côté dépenses de fonctionnement, l'État continue de vivre au-dessus de ses moyens. Plombé par la pandémie de Covid-19, le déficit public se réduit cependant depuis deux ans. Le gouvernement veut poursuivre dans cette voie, en le passant de 4,9 % cette année, à 4,4 % en 2024. Avec, en ligne de mire, l'ambition de repasser ce déficit sous la barre des 3 % d'ici à 2027, soit la limite normalement autorisée par l'Union européenne.
C'est l'un des moments les plus importants de la vie politique française chaque année : le vote du budget. Le projet de loi de finances (PLF) a été présenté ce mercredi 27 septembre en Conseil des ministres. Le début d'un combat parlementaire qui durera tout l'automne. Avec un objectif pour Bruno Le Maire, ministre de l'Economie : réaliser 16 milliards d'euros d'économies.
Transition écologique, désendettement, impôts... Voici quatre questions autour du budget 2024.
1. Le budget sera-t-il plus vert ?
Annoncés par la Première ministre Elisabeth Borne mi-septembre, sept milliards d'euros supplémentaires seront alloués au PLF 2024. « Par cet engagement financier, l’État confirme sa pleine mobilisation en faveur de la transition écologique », justifiait Matignon. Les moyens dédiés au dispositif MaPrimeRenov', en faveur de la rénovation thermique des bâtiments, seront par exemple doublés, pour attendre 4 milliards d'euros.
D'un autre côté, le gouvernement ne proposera pas de taxes sur les billets d'avion, a confirmé mercredi midi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire à l'issue du Conseil des ministres. Une piste qui était pourtant sur la table, le ministre des Transports Clément Beaune s'était déclaré « favorable » à cette mesure.
16 h 10 : "Nous avons besoin de plus d'armes", exhorte le nouveau ministre de la Défense ukrainienne
L'Ukraine lance un appel aux occidentaux. Le nouveau ministre de la Défense ukrainienne, Roustem Oumerov, qui a succédé à Oleksiy Reznikov le 6 septembre, a exhorté lors d'une interview avec la chaîne américaine CNN : " Nous avons besoin de plus d'armes pour changer la donne". Il en a profité pour louer la réussite de la visite du président ukrainien Volodymyr Zlensky aux États-Unis et espère "que nous verrons bientôt les résultats". Une annonce qui intervient six jours après l'arrêt de livraison d'armes par la Pologne, sur fond de tension au sujet du commerce des céréales.
Dans ce contexte et pour ne pas perdre l'un de ses alliés, Roustem Oumerov annonçait mardi 26 septembre, avoir eu au téléphone son homologue polonais, Mariusz Blaszczak. Il l'a remercié "pour son aide considérable" depuis le début de la guerre.
Résonances des injustices
La force de la mise en scène et de la chorégraphie de Hamid Ben Mahi réside dans sa réussite à faire retentir ces récits. Les grains de sable déversés depuis le plafond de la scène constituent l’un des principaux éléments de décor du spectacle. Ces milliers de grains, sur lesquels les artistes dansent, incarnent l’ensemble de ces vies touchées par les inégalités de genre. Le caractère universel s’impose au public. Ce motif de la résonance s’apprécie dans les musiques composées par Manuel Wandji dont la présence des basses est très justement dosée. Reproduisant parfois un rythme semblable aux battements d’un cœur, l’émotion se transmet au public dans une même vibration. La musique, les mouvements des danseuses, happent dans un crescendo de sensations. Le retour à la dure réalité des violences, des agressions est d’autant plus percutant lors des témoignages où chaque danseuse se retrouve seule face au public, sans ornements musicaux. Juste sa voix. Le silence. Des danses euphoriques aux souvenirs douloureux, il n’y a qu’un pas. Une ambivalence bouleversante.
Écrit par Marine Fersing
Édité par Jade Lacroix