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Dépendance énergétique
Fukushima se solde donc par un désastre écologique, doublé d’un revers pour l’économie nippone. À défaut de pouvoir satisfaire ses besoins en énergie, l’archipel accroît sa dépendance aux importations de carburants. Neuf dixième de son pétrole provient du Moyen-Orient, et plus des deux tiers du charbon est acheminé depuis l’Australie. Et pour brûler ces combustibles, il faut bien des centrales thermiques. D’où la construction de ces 22 nouveaux sites. Selon Greenpeace, Tokyo a investi plus de 15 milliards d’euros dans le charbon depuis 2013.
Mauvais élève
Pour l’archipel, c’est un camouflet sur la scène internationale. La plupart des pays du G20 ont déjà planifié leur sortie définitive du charbon - 2022 pour la France, 2025 au Royaume-Uni, 2038 en Allemagne. En comparaison, la politique environnementale japonaise fait tâche. Lors du sommet sur le climat de New York, en septembre 2019, l’ONU avait privé le premier ministre Shinzo Abe de tribune. « Ce sommet est celui de l’action concrète », avait asséné le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en réponse au manque d’ambition climatique de Tokyo.
It's absurd: #Japan plans #coal phase-in! Yes, phase-IN! What a backwards decision for a developed country & also hypocritical given Japan wants its @Tokyo2020 @Olympics to be green. The @AbeShinzo gov actively promotes anti-#climateaction https://t.co/Z5XxcxO7WG
— Energy Watch Group (@EWGnetwork) February 5, 2020
« Sayonara charbon »
Encore traumatisée par l’accident nucléaire de 2011, et bien consciente des orientations prises par son gouvernement, la population hausse le ton. « La majorité des Japonais exigent une transition vers les énergies renouvelables. Cependant, le gouvernement cherche à redémarrer les réacteurs nucléaires tout en augmentant considérablement le nombre de centrales au charbon, ce qui entraîne un changement climatique extrême », déplore Kazue Suzuki, responsable de la campagne énergie pour Greenpeace Japon.
En décembre dernier, des militants écologistes avaient même fait le déplacement à Madrid pour la COP25, clamant des « sayonara charbon ! » à l’intention de leurs dirigeants.
Des JO pas si verts
À six mois des Jeux Olympiques de Tokyo, tous les projecteurs se braquent vers l’archipel nippon, qui promet des infrastructures vertes. « L'environnement est la troisième dimension de l'Olympisme, avec le sport et la culture », a proclamé le directeur général de Tokyo 2020, Masato Mizuno. Mais derrière les déclarations, il y a les faits. Le Japon a récemment acté le déplacement du marathon olympique vers le nord de l’île, afin d’épargner aux athlètes les chaleurs intenables de Tokyo.
Julia Toussaint
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Le surnom ironique de « magiciens », donné aux colons, montre également l’humour de l’artiste. Une facette que l’on retrouve aussi sur le tube Magma où le Bruxellois explique regarder des « documentaires sur crimes organisés, un peu comme si c’était des tutos ». Ce titre, très dynamique et mélodique, produit par King Doudou, qui a notamment travaillé avec le duo de superstars PNL, évoque également les tourments de l’artiste : « J’ai besoin de rester seul pour entrevoir un ciel tout blanc. » Une personnalité difficile à totalement cerner mais qui fait la patte de l’artiste et de son écriture impudique, lui qui explique dans Idole « écrire pour guérir ses maladies ».
Dinos, PLK, Green Montana et Sofiane Pamart en featuring
Isha sait bien s’entourer. On retrouve sur le projet Dinos, l’un des meilleurs lyricistes de la scène rap sur le morceau Idole, mais aussi PLK la nouvelle tête d’affiche du rap français sur Tradition, et Green Montana, qu’Isha avait repéré, désormais signé sur 92i le label de Booba (Bad Boy). Le pianiste lillois Sofiane Pamart a collaboré pour produire Décorer les murs, dernier track de l’album. Les boucles de piano du musicien viennent magnifier la fin du projet et ne sont pas s’en rappeler celles du morceau Journal Perso II de Vald, également produit par le pianiste.
Reste que le troisième opus de La vie augmente réussit à se diversifier des deux précédents par des sonorités plus variées, sans diluer le fond et l’authenticité qui fait la marque de l’artiste. Ce projet devrait donner suite à un premier véritable album l’an prochain, avant de peut-être quitter le milieu : « Le rap c’est un chapitre de ma vie mais j’ai des visions sur autre chose » expliquait-il chez Clique fin janvier. Un profil définitivement unique.
Victor Boutonnat
Et Isha n’a pas changé. Son rap est toujours brut, froid, d’inspiration new-yorkaise, notamment de la scène underground. De ce fan de Mobb Deep ressort une façon de poser sa voix et ses mots sur l’instru, mais aussi une attitude et un style vestimentaire dont le port du durag, un bandeau issu des ghettos noirs-américains, qui donne son nom au premier titre de l’album. L’ homme semble toujours torturé. Le décès de son père en 2005, au sortir de l’adolescence, accompagne le projet après avoir fait l’objet d’un morceau entier sur le précédent opus : « Mon père est parti vers le nouveau monde, je sais qu’il ne va jamais revenir » (Les magiciens) ; « J’ai l’amour de ma mère mais mon papa me manque » (Boulot / Baobab). De même, le retour vers ses démons n’est jamais très loin : « Je n’arrive jamais à savourer mes victoires, je pense tellement à la prochaine période de crise » (Décorer les murs).
« J’ai besoin de rester seul pour entrevoir un ciel tout blanc »
Si le propos est souvent sombre, les productions apportent, elles, une certaine variété. Comme sur Les magiciens, produit par Katrina Squad, célèbres beatmakers connus pour leurs collaborations avec le rappeur SCH. L’instrumental mélodieux et le refrain chanté entrent en opposition avec le thème du morceau : la colonisation du Congo belge : « Ils ont pris l’or et les diamants, ils ont laissé le livre magique. Tous ceux qui les ont vu de près disent que leurs yeux ont la couleur du ciel. Ils portaient tous un homme mort attaché à une croix de fer. »