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C’est là, dans les caves réfrigérées de l’ancienne brasserie de David Grüber, que se nichent les activités de la Fabrique. “Avant, les ouvriers de la brasserie remplissaient les galeries de glaces artificielles produites en hiver dans le pré voisin” raconte Maud Lucas. “Cela permettait de maintenir à la bonne température la fermentation de la bière durant la période estivale.” Pour satisfaire les curieux d’un soir, elle déambule à travers les neuf travées voûtées aujourd’hui reconverties en ateliers. Menuiserie, impression en 3D, création d’objets en fer forgé, salle de couture… Difficile d’imaginer qu’il y a une cinquantaine d’années, ces 1500 m2 de caves accueillaient plus de 150 cuves de fermentation. L’une d’elles, jaillissant des galeries obscures qui s’étendent à perte de vue, est toujours en place. Témoignage vivant de l’économie brassicole passée.

Fin de soirée dans le faubourg de Koenigshoffen. Dans la zone d’activités (ZA) du parc Gruber, deux silhouettes descendent l’allée jouxtant la ligne de chemin de fer pour rejoindre la source de chaleur qui rougeoie au loin. “J’espère que vous êtes bien couverts”, s’inquiète Maud Lucas, en accueillant une mère et son fils devant le brasier à l’entrée d’une voûte recouverte de chaux. “À l’intérieur, il fait très froid…”, poursuit la bénévole de la Fabrique. Comme chaque jeudi, c’est portes ouvertes dans cette association qui met à la disposition de ses adhérents du matériel et de l’outillage. L’occasion de faire découvrir les ateliers partagés et conter l’histoire de ce lieu atypique.

Dans le parc d’activités de la route des Romains, les locaux de l’ancienne brasserie Gruber accueillent de nouveaux entrepreneurs. Ces derniers doivent jongler entre adaptation aux nouvelles activités économiques et préservation du patrimoine industriel.

Cheikh Diallo, se rend tous les jours au Café Koenig's de la Route des Romains pour parier sur les courses hippiques. Son loisir exige expérience, connaissance et surtout... beaucoup de chance. 

Des nombreux bâtiments qui composaient la brasserie en 1880, une quinzaine sont encore aujourd'hui occupés par diverses entreprises. © Google Earth 

 

Nés de parents maghrébins arrivés au Hohberg dans les années 1970, Hassan, Rachid et Nourdine n’ont jamais quitté la cité.

 

Fils du Hohberg

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Christian Christophel prend soin d'assurer les arrières de ses protégés qui ne soulève pour la plupart pas plus de cinq kilos. © Nathan Ramaherison

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Christian Christophel prend soin d'assurer les arrières de ses protégés qui ne soulèvent pour la plupart pas plus de cinq kilos. © Nathan Ramaherison

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