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Pas de doute, c'est un endroit insolite pour pêcher un dimanche : le bassin du Commerce au Port du Rhin. Pour Christian Reb, un habitué des lieux, ce n'est ni l'heure, ni l'endroit de se soucier de la comestibilité de sa proie vivante, qui a grandi parmi les grand cargos. C'est le moment de profiter d'une ambiance exceptionnelle dans le port industriel. Reportage.

Il a de la chance. Le soleil plonge le bassin du Commerce dans une lumière douce sous un ciel bleu clair. Il est dimanche après-midi et Christian Reb est seul avec sa canne à pêche. On entend rien d'autre que le barbotage de l'eau et le bruit de la Malterie derrière. C'est le début de la saison des poissons carnassiers comme la perche, le sandre ou le brochet. En automne, ces poissons sortent de leurs cachettes afin de bien se nourrir avant l'hiver. L'heure d'appater pour les pêcheurs comme Christian Reb.

Pêcher dans le port du Rhin, ce n'est pas forcément évident. « J'imagine que les gens pêchent dans le port pour s'amuser et pas pour manger » dit Jean-Marc Kopp, directeur de la Fédération du Bas-Rhin pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique. A tort. Christian Reb ne rigole pas avec sa proie.

Manger des poisson du port, pas de problème

Quand tout d'un coup une perche s'est laissée séduire par l'amorce, un beau ver, l'homme à la peau bronzée et aux mouvements sereins se met en action. Il sort la canne – et, quand même un peu déçu - rejette le poisson. « Grandis encore un peu », lance-t-il. Cependant, c'est une exception. Une quinzaine de poissons gargouillent dans un seau jaune au bord de l'eau. Christian va les assommer ce soir. A ce sujet, notre pêcheur est muet comme une carpe. Il préfère parler de la perche qui sera dans son assiette. L'homme âgé de 56 ans pêche aussi pour remplir la marmite de sa femme Cathy, venue lui apporter un sandwich. Les Reb n'ont pas peur d'avaler des poissons qui ont grandi dans le bassin du port. « D'autant qu'on n'en mange pas 50 kilos, pas de quoi s'inquiéter », croit Jean-Marc Kopp.

Un deuxième pêcheur passe à côté de Christian Reb. Un « bonjour » rapide et un regard furtif dans le seau jaune. Pêcher dans le port, c'est aussi être assez malin pour trouver le bon endroit. Christian, gérant d'une motoécole au Neuhof, fait aussi du streetfishing, la pêche en ville. Mais d'être le seul à commencer la saison dans le bassin du Port du Rhin, c'est une petite fierté.

Le soir, les Reb fêteront ça en mangeant les perches de Christian. « Sautées dans l'huile d'olive et avec une bonne petite sauce hollandaise », précise Cathy.

Verena Hölzl

Florence Tricoire et Gabriel Nedelec

Photo CUEJ / Verena Hölzl

Des maisons pré-construites sont installées depuis mars à la maille Karine. Ces habitations, moins chères que des maisons classiques, ont permis à des ménages aux revenus modestes d'accéder à la propriété.

Depuis le printemps 2013, la maille Karine accueille une dizaine de maisons modulaires. Ces maisons, fabriquées en série dans une usine de Vendée, sont formées de différents blocs déjà construits puis emboités sur le terrain : « Une grue est venue installer la maison. Elle était formée de trois blocs : les deux étages, et le garage », explique Sonia Abassi, propriétaire d'une des maisons modulaires de Hautepierre. Après l'installation, les finitions sont minimes : relier les modules, finir les branchement électriques et terminer les revêtements extérieurs. Une fois installées, les maisons n'ont plus qu'à être meublées par leurs habitants. Labellisées BBC (Bâtiment Basse Consommation), elles ont une ossature de bois et l'eau est chauffée par des panneaux solaires.

Les maisons ont été mises en vente par la société de logements HLM Logis de l'Est, qui avait décidé au préalable de leur taille et de leur agencement.

Les maisons de Hautepierre ont été installées en cinq mois, alors qu'une construction traditionnelle aurait pris plus d'un an. Cela s'explique par le fait que 80 % de la construction est réalisée en usine. Le chantier sur le site de construction est ainsi raccourci et moins sujet aux aléas météorologiques. Le prix au mètre carré est donc plus bas que la moyenne (1600€, contre 1900€ en moyenne). « Nous avons toujours été locataires, et nous ne pouvions pas nous permettre d'acheter une maison classique à Strasbourg. Lorsque nous avons vu des publicités pour ces maisons modulaires, nous avons sauté sur l'occasion, et il n'en restait qu'une seule », explique Sonia Abassi. En effet, la dizaine de maisons de l'avenue Molière et de la rue Marie Hart a été vendue très rapidement. Au mois de novembre, 11 nouvelles maisons modulaires seront installées rue Montesquieu et proposées à la location.

 

Sonia et Faycal Abassi, chauffeurs de bus, ont emménagé à la mi-septembre dans leur maison :

Des mamans du Neuhof ont préparé un couscous pour financer une semaine de vacances à l'étranger. (Images : Caroline Anfossi/Claire Le Moine)

Dans le domaine de l'agro-quartier, la Suisse fait figure de modèle, avec notamment le projet Cherpines - Charrotons, dont le plan directeur de quartier a été adopté par plusieurs communes.

Le centre du Ziegelwasser avait perdu son agrément en 2011. Après une brève reprise du centre par l'ARES (Association des résidents de l'Esplanade de Strasbourg), le Ziegel est revenu entre les mains des associations du quartier. Le centre socio-culturel du Neuhof essaie de faire revivre ce lieu en permettant à des habitants du quartier d'y mener des activités. « On veut encourager les initiatives, explique Patrick Roger, le président de l'association du centre socio-culturel. Par le centre, on peut faire revivre le quartier. »

Les mamans sont donc bienvenues au Ziegel. Le couscous était une première, désormais elles vont préparer des repas tous les jeudis du mois de novembre. Vendredi 18, elles organisent une soirée orientale.

Claire Le Moine

 

 

Ce jeudi, c'était la grande rentrée des danseurs "bel-âge" au centre socio-culturel de l'Escale. Presque 70 hommes et femmes de plus de 55 ans sont venus pour fouler la piste de danse toute l'après-midi. Ils se réuniront une fois par mois pendant toute l'année scolaire.

Dans le hall du centre socio-culturel l'Escale ce jeudi, résonne le titre « Ce n'est rien »  de Julien Cerc. Derrière les portes aux fenêtres opaques de la grande salle, des dizaines d'hommes et de femmes fêtent la rentrée dansante de l'Escale. Depuis trois ans et demi, le centre socio-culturel propose dans le cadre de ses activités « bel-âge » un après-midi mensuel « thé dansant-guingette ». Pendant 4h, de 14h à 18h, les plus de 55 ans qui le souhaitent viennent passer une demi-journée hors du temps, autour et sur une piste de danse en parquet de 100m2.

« On vient à chaque guinguette de l'Escale. On s'amuse, on danse, on danse, on danse... ça nous fait du bien. » Germaine et Liliane, les cheveux courts, le sourire facile et l'air dynamique, aiment «  tout danser, sans préférence ». Dans leurs agendas, elles notent ces rendez-vous festifs et ne les manqueraient pour rien au monde. Rock, cha-cha-cha, valse lente... les deux femmes connaissent tous les rythmes et tous les pas. Et ne leur parlez pas de cours de danse, elles n'en ont jamais pris. «  Avant on apprenait à danser avec les parents ! Aujourd'hui les gens ont des professeurs... » regrettent-elles en choeur. Derrière elles, Jeannot « danse depuis le berceau » et ne manque jamais une occasion de « faire danser ces belles vieilles femmes ». Taquin, il sait faire rire ses partenaires et aime à les faire vibrer sur les rythmes langoureux du tango et du paso doble. 

Pour la rentrée du thé-dansant, le succès était comme chaque fois au rendez-vous. Sur des morceaux modernes ou plus anciens, le bel-âge a tournoyé toute l'après-midi sur le parquet de la grande salle. Pour assurer un beau moment, l'organisateur Antoine Johner, bénévole à la Guinguette du Rhin, sait comment s'y prendre. Élégant dans sa chemise banche, derrière ses platines, il alterne les genres, et fait danser les dames dès qu'il le peut. Pour leur plus grand plaisir. « J'ai toujours aimé danser mais j'y consacre réellement tout mon temps depuis 2004. La saison débute bien, chaque année le nombre de participants augmente. » Chez les seniors de la Robertsau, le thé dansant-guiguette remporte tous les suffrages : c'est l'activité la plus fréquentée et la plus demandée. Pour Germaine, « Rien de mieux que de danser contre la déprime ! », et comme le chantent les danseurs sur les accords de Julien Clerc, « ce n'est rien, tu le sais bien, le temps passe ce n'est rien...» 

Clémence Lesacq

 

 

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