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(Crédits : A.C. et Q.T./Cuej)

La validation du PPRT est prévu pour le mois de mars 2013, après une enquête publique. Pendant cette période les associations et les riverains auront la possibilité de s'exprimer sur le texte, présenté au public en décembre prochain. 

Aude Malaret

Le pêcheur ne comprend pas la fermeture prochaine du quai Jacoutot, alors qu'il l'emprunte depuis trente ans. « Le risque zéro n'existe pas », remarque-t-il. C'est dans les années 1980 que la municipalité propose aux moucheurs de se déplacer du Wacken à l'étang du Rohrkopf. Aujourd’hui le club pourrait bien déménager une nouvelle fois. Tout comme les naturistes contraints eux aussi de partir, faute d'accès à leur étang situé un peu plus loin.

Des solutions de remplacement envisagées

Une situation dénoncée par René Hampé, président de l'ADIR qui aimerait que l'accès aux espaces de loisir soit garanti. « Il n'y a pas que les pêcheurs et les naturistes. Un grand nombre de citoyens ont plaisir à se promener dans cet espace. Il ne suffit pas de mettre en place des accès doux, ils ne permettront pas la circulation des personnes dépendantes de la voiture et des personnes âgées », explique-t-il. « Etant donné que les salariés des entreprises SEVESO seront bien obligés d'utiliser le quai pour y accéder, est-ce qu'en cas d'approbation du PPRT, on ne peut pas trouver des modalités d'accès ? », demande le président de l'ADIR.

La municipalité « leur a proposé un autre site », rappelle Françoise Buffet, adjointe à l'environnement à la mairie de Strasbourg. L'élue explique qu'une proposition a été faite fin juin à l'association des naturistes. Les solutions de remplacement « ont même été prévues et budgétées par la ville », souligne-t-elle.

L'étang du Rohrkopf dans la forêt de la Robertsau, où pêchent les membres du club Mouche 67. (Crédit : A.M./Cuej)

La fermeture du quai Jacoutot, situé au port aux pétroles de Strasbourg, est envisagée pour juin 2013 dans le cadre du futur plan de prévention des risques technologiques (PPRT). Ce projet a déclenché la colère des associations de riverains de la Robertsau. Sont aussi menacées de fermeture la digue Pourtalès-Karpfenloch et la route dite « EDF », officiellement rue du Gaserwoerth, dont la gestion appartient aux Voies navigables de France.

Unies au sein d'un collectif, les associations de pêcheurs, de naturistes et de riverains de la Robertsau se mobilisent contre la fermeture du quai Jacoutot envisagée par le futur plan de prévention des risques (PPRT) du port aux pétroles de Strasbourg. En effet, la fermeture de cette voie les empêchera d'accéder en voiture aux étangs situés dans la forêt de la Robertsau.

Dans l'espoir de retarder ou de bloquer le PPRT et par la même occasion la fermeture du quai Jacoutot, l'association pour la défense des intérêts de la Robertsau (ADIR), a attaqué en mai dernier trois arrêtés préfectoraux (1, 2 et 3) devant le tribunal administratif de Strasbourg. Les textes visés imposent de nouvelles mesures de sécurité aux entreprises dangereuses situées sur le port aux pétroles. Des mesures qui doivent être prises en compte dans la réalisation du PPRT, cible indirecte des associations.

Un recours déposé au tribunal et une pétition

Composé de l'ADIR, le club Mouche Robertsau 67, l'association naturiste de sauvegarde et d'animation du Blauelsand (ANSAB), l'association pour la sauvegarde de l'environnement de la Robertsau (ASSER), et l'association agrée pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA Robertsau 1903), le collectif Forêt Robertsau a également lancé une pétition. Selon Hervé Bub, président du club Mouche Robertsau 67, plus de 1000 personnes ont déclaré « soutenir le collectif Forêt Robertsau pour s’opposer à la fermeture des accès » qui menace « les grands lieux de détente et de loisirs de la forêt de la Robertsau ».

L'atelier reprend samedi 20 octobre de 14 à 18 h. À 18h30, Horizome propose du cinéma en plein air, projetant des films réalisés avec les habitants du quartier. 
Place Érasme, maille Éléonore devant l’association AMI, arrêt de tram Hôpital de Hautepierre. Contact : leonore.barthelemy@gmail.com ou 03 69 14 56 42

Textes, photos et vidéos : David Métreau/CUEJ

En marge de la construction de bancs, de tables et de chaises en bois de palettes de récupération, un grand cadre en forme d'immeuble accueillait une exposition de photos. 

Chaque fenêtre de l'immeuble, c'est une photo prise par un habitant du quartier. 
 

« En assistant à une réunion de l'association AMI, Horizome a constaté qu'il y avait cette place à aménager », explique Barbara Morovich, anthropologue et professeur de sciences sociales à l'école d'architecture de Strasbourg, membre d'Horizome. Pour  l'association Horizome, ces ateliers de fabrication de mobilier urbain sont un prélude à un projet plus important et permanent.  

Fondée à l'origine pour les quarante ans du quartier, Horizome est installée depuis 2009 à Hautepierre. L'association fédère des artistes et des anthropologues, sur des projets communs autour de l’observation des sociétés. Les explications de sa cofondatrice, Barbara Morovich. 

 

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