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A la Montagne Verte, la participation a été plus importante au second tour de la primaire socialiste. (Photo CUEJ - Simon Castel)

Ce dimanche soir à la sortie des urnes, François Hollande arrivait en tête du scrutin à l'issue du second tour de la primaire socialiste, dans les quartiers de l'Elsau et de la Montagne Verte.

A l'Elsau, François Hollande l'a remporté haut la main, avec 98 voix tandis que Martine Aubry en a obtenu 55. Six votants supplémentaires ont fait le déplacement. Si 33 personnes ne sont pas revenues voter au second tour, 40 personnes ont voté pour la première fois hier.

A la Montagne Verte, la différence est moins marquante, François Hollande arrive en tête avec 142 voix contre 135 pour Martine Aubry. Au premier tour les deux candidats arrivaient ex-aequo avec 90 voix chacun. Le second tour a été marqué par une augmentation du nombre de votants dans les deux quartiers. Le bureau de vote a enregistré une augmentation de quatorze votants et 78 personnes étaient des primo-votants.

 

L'équipe rédactionnelle

L'agenda du week-end

> Ce vendredi soir, le trio Iônah sera à l'espace Django Reinhardt. Venus du Japon et de l'Inde, les trois musiciens conjugent influences traditionnelles et contemporaines et créent un univers teinté d'accents orientaux sur fond de poésie. A 20h30 à l'espace culturel Django Reinhardt. Renseignements au 03.88.79.86.69. Retrouvez ici le programme d'automne de l'espace.

> Samedi matin, Caritas organise une vente d'automne au profit de ses actions dans le quartier. Vêtements, linge de maison, jouets, brocante, .... un large choix pour de petits prix.
De 8h30 à 13h, au foyer Saint-Ignace, 15, rue du Kammerhof. Renseignements au 03.88.40.19.99 ou au 06.87.20.17.20.

 

377 personnes se sont déplacées ce dimanche dans les deux bureaux de vote du quartier du Neuhof pour le second tour de la primaire socialiste. Martine Aubry arrive en tête dans celui situé à l'école Reuss, près de quatre points devant François Hollande (51,83% contre 48,17%). Ce bureau de vote se distingue aussi par une hausse spectaculaire de 30% de la participation, contre 8% à l'échelle nationale. Il compte ainsi 192 votants ce dimanche contre 148 au premier tour.

A l'inverse, la hausse n'est que de 5% au bureau de vote de Stockfeld (photo), avec 185 votants contre 176 le dimanche 9 octobre. Ici, François Hollande arrive en tête avec 53,26% des suffrages.

Le Neuhof est connu pour être un quartier où l'abstention est généralement supérieure à la moyenne. Elle était par exemple de 64% aux dernières élections cantonales. (Photo CUEJ - Marion Garreau)

1000 tirages pour le premier numéro de Bulles de Savoirs. (Photo CUEJ - S.C.)

La Montagne verte dispose depuis ce mois d'octobre de son propre journal. Le tout premier numéro du trimestriel Bulles de savoirs est disponible dans 11 points de vente répartis à la Montagne Verte.

Le journal se dit citoyen. Il laisse la parole aux associations et résidents du quartier, sans aucune prétention journalistique. Les Montagnards sont invités à partager leurs activités et leurs connaissances dans les huit pages de papier glacé du journal. Les écoles, maisons de retraites et associations de la Montagne Verte ont, dès le départ, été sollicités pour collaborer au journal.

Si Troc Savoirs  et le centre social et culturel de la Montagne Verte disposent chacun d'une page, Bulles de savoir n'est pas qu'un outil de communication des associations du quartier. Ainsi des élèves de l'école primaire Gliesbert tiennent une rubrique sur l'histoire du jazz, un blogueur alimente une rubrique sur l'histoire de la Montagne Verte, une habitante y livre ses recettes de cuisine. Autant de bulles de savoirs mises à disposition des lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mireille Desplats, fondatrice de Bulles de Savoirs. (Photo CUEJ - S.C.)

Le projet est né il y a un an. Mireille Desplats (sur la photo), par ailleurs présidente de l'association Troc Savoirs, ne parvenait pas à faire connaître son association. Elle avait besoin d'un outil pour communiquer. Selon elle, l'intêret de ce journal réside dans cette «forme de formation réciproque» qu'il propose aux habitants:   

 

Pour se lancer, Bulles de savoirs n'est parvenu à arracher qu'une maigre subvention de l'Etat. Le reste de ses financements repose sur les encarts publicitaires achetés par les quelques commerçants du quartier. Le journal se finance aussi sur les recettes des ventes et la trentaine d'abonnements pour le moments enregistrés. Avec un prix de vente de 50 centimes, Bulle de Savoirs se veut un journal populaire que les bénévoles vont d'ailleurs vendre eux mêmes sur les marchés et lors des sorties d'école. Alors que la vente du premier numéro vient de démarrer, la survie économique du projet est encore fragile :  

 


Bulles de Savoirs est porté par une dizaine de bénévoles qui se réunissent deux fois par trimestre. Une première fois pour décider des sujets à aborder, puis une seconde pour boucler la mise en page.

Mais pour que le projet vive, Bulle de Savoirs fait confiance à ses lecteurs. Les gens se servent sur les présentoirs disséminés chez les commerçants de la Montagne Verte et le paye en laissant leur monnaie dans une petite tirelire. Le numéro 1, en vente en ce moment, est tiré à 1000 exemplaires pour un quartier qui compte 12 000 habitants. "Il n'y en aura pas pour tout le monde", prévient Mireille Desplats. 

La créatrice du journal, si elle a déjà réalisé le plus gros de son projet, compte bien l'étoffer au fil des numéros afin que Bulles de Savoirs devienne incontournable et utile dans le quartier: 



Pour vous faire une idée, voici le numéro zéro de Bulles de Savoirs qui a été distribué gratuitement au mois de juin :

 

Simon Castel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Afin de permettre aux parents d'origine étrangère d'assurer l'accompagnement scolaire de leurs enfants, certaines écoles dispensent gratuitement des cours d'alphabétisation. L'école maternelle Paul Langevin, à Cronenbourg, ouvre ses portes trois fois par semaine aux parents d'élèves qui le souhaitent.


Christine Rakik enseigne le français aux parents d'élèves immigrés scolarisés à l'école maternelle Langevin. (Photo Cuej - Floriane Leclerc)
 

En 2007, le gouvernement a mis en place un dispositif d'aide aux parents d'élèves immigrés dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale (CUCS). Il permet aux habitants des quartiers sensibles de bénéficier gratuitement de cours de français mais aussi de sortir de l'isolement qui suit souvent la période d'installation dans le pays d'accueil. Christine Rakik est formatrice-parents à l'école maternelle Paul-Langevin pour la troisième année consécutive. Son cours remporte un vif succès. 17 femmes et un homme se sont déjà inscrits, après avoir trouvé un moyen de faire garder leur enfant lors des trois séances hebdomadaires, une condition sine qua non pour participer.

Pendant deux heures, les parents d'origine marocaine, turque, afghane ou encore kosovare, trouvent dans la classe de Christine une opportunité d'échanger en français. Mais l'apprentissage se révèle souvent difficile, certains partant de zéro. Quand leurs enfants quitteront la maternelle, ceux qui auront réussi à ne pas décrocher pourront s'orienter vers les cours dispensés par le centre socioculturel.

Jeudi 13 octobre, les parents d'élèves inscrits au fameux cours de français avaient rendez-vous à l'école maternelle Langevin. Au programme de cette rentrée pas comme les autres, une visite de la papothèque, située quelques mètres plus loin. Dans ce lieu, ils pourront emmener leurs enfants et rencontrer d'autres personnes. Un bon moyen de lutter contre l'isolement et d'apprendre le français de façon ludique.


Floriane Leclerc et Victor Patenôtre

 

Dimanche, 153 personnes ont voté à l'Elsau pour la primaire socialiste. François Hollande est arrivé en tête avec 98 voix, contre 55 pour Martine Aubry. Rencontre avec neuf votants au sortir des urnes.

L'Elsau dort, sauf dans le hall de l'école Léonard de Vinci. En ce dimanche matin, sept personnes tiennent le bureau de vote du second tour de la primaire socialiste. «Votant en vue!», lâche Bernard Baumgartner, qui chapeaute l'élection. La chorégraphie est bien huilée : Christiane accueille les votants, et son mari les fait émarger. Après avoir pris les bulletins – au choix, Martine Aubry ou François Hollande – les votants font un petit tour par l’isoloir, puis glissent leur enveloppe bleue dans l'urne. Ils arrivent au compte-gouttes. Pourtant, la section du PS Pierre Mendès France, (qui regroupe l'Elsau, la Montagne Verte et Koenigshoffen) est la seconde dans le Bas-Rhin en nombre d'adhérents. Dimanche dernier, 143 personnes sont venues voter. Martine Aubry est arrivée en tête loin devant François Hollande (42% contre 35%).

 

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A 13h, 65 personnes avaient déjà voté. (Photos Elsa Sabado et Marine Daviller)

 

Antoine, 22 ans , graphiste au chômage.

 «C'est une très bonne idée de mêler les citoyens au choix du candidat. J'ai voté pour Hollande. J'aime sa façon de parler. Une femme ne peut pas battre Sarko. J'attends de Hollande qu'il apporte du boulot aux jeunes, d'autant qu'il veut stopper les suppressions de postes. Il a dit qu'il allait rétablir la retraite à 60 ans. Pour moi toute personne qui part à la retraite doit être remplacée par un jeune. Aujourd'hui, mon père est malade, je ne le vois pas travailler à 62 ans. L'année dernière, j'ai participé à toutes les manifestations contre la réforme des retraites.»

Obesses, étudiant en DUT de technique de commercialisation.

«J'ai voté Aubry au premier tour, Hollande au second. Aubry n'a pas marqué assez de points au premier tour. Je vote pour le candidat qui a le plus de chances de battre Sarkozy, mais j'aurais aimé voir une femme au pouvoir. Si les socialistes gagnent la présidentielle, j'espère plus d'activités pour les jeunes, plus de suivi au niveau des études. Il faut donner davantage de possibilités de travail aux jeunes. Le programme socialiste prévoit des créations d'emploi.»

 

Christiane et Christian, anciens directeurs d'école.

«Nous avons voté Aubry. C'est une femme de conviction, elle fera ce qu'elle dit. Elle a de l'expérience et un programme social, se distingue des apparatchiks. Martine Aubry a remis en marche le parti socialiste, lui a donné une dynamique et l'a rassemblé. Nous sommes sensibles aux injustices sociales, favorables à une réforme fiscale. Le bouclier fiscal nous a révolté. Nous voulons aussi que des représentants de l'Etat soient nommés dans les conseils d'administration des banques, pour qu'elles soient obligées de faire crédit aux PME.»

Samir, 32 ans, employé à la CTS.

«Il nous faut un bon candidat pour le PS. J'ai adhéré au mouvement Mendès France de l'Elsau quand j 'étais plus jeune, et je reste fidèle au PS. Je veux que les fonctionnaires arrêtent de se faire sucrer des choses. Je pense que la gauche ne peut pas faire pire que la droite. Et en tant que musulman, je regrette que la droite nous ait mis des bâtons dans les roues concernant la construction de la mosquée à Strasbourg.»

Marie-Madeleine, visiteuse de prisons, ancienne infirmière.

«Je donne toujours mon avis quand on me le demande, parce que ça n'arrive pas souvent. Je suis la socialiste de la famille : mes parents étaient agriculteurs, donc plutôt de droite. Moi, je suis dans le social. Je vote pour Martine Aubry par principe, parce que c'est une femme. J'ai regardé les débats, mais ça m'a ennuyé, et le regard de François Hollande me gêne. C'est comme le munster, on aime ou on aime pas !» 

Leila, Zawad et Sophia

Sophia et Zawad, les parents, ont voté Hollande au premier et au second tour.

Zawad : «Hollande n'est pas sorti de sa trajectoire, c'est une autorité responsable pour diriger la France. Je veux qu'il augmente les impôts pour les riches, et les salaires pour les pauvres.»

Sophia : «Je ne crois pas qu'une femme puisse diriger au pays.»

Leila, 19 ans, leur fille, est en terminale sanitaire et social : «J' ai voté Aubry au premier tour, mais je l'ai trouvée trop agressive lors du dernier débat. Hollande m'a convaincue. Il est plus posé par rapport aux banques, à l'emploi. S'il gagne, je souhaite qu'il fasse en sorte qu'il y ait du travail pour les jeunes après leurs diplômes, au lieu d'aller de stage en stage.»

 

A 18h45, le froid redevient mordant dans ce bout de banlieue strasbourgeoise. Dans la grande salle de l'école primaire, on a allumé les lumières, et on commence à ranger les cartons. 153 personnes sont passées dans l'isoloir pendant la journée. A l'issue du dépouillement, c'est une légère déception pour ceux qui tiennent le bureau, majoritairement favorables à Martine Aubry. Cette dernière a collecté bien moins de voix que son concurrent: 55, contre 98 pour François Hollande.

Dans le bureau de vote, tous se rallient de bonne grâce au désormais candidat à la présidentielle. Mais ce soir, ils n'iront pas boire un verre au café-bar Xanadu. C'est là, en face du quartier général du PS, que les socialistes se sont donné rendez vous pour fêter la fin de la primaire.

Elsa Sabado et Marine Daviller

Dans le cadre de la réhabilitation du secteur de Hautefort, les services de la Communauté urbaine de Strasbourg ont programmé le réaménagement de la rue du Commandant-François, entre l’allée Jacqueline-Auriol et la rue Mermoz.

Les travaux envisagés feront l’objet d’une réunion de concertation ce mardi 18 octobre 2011 à 17h30, auquel participera Annick Neff, adjointe de quartier. Rendez-vous au pied de l’immeuble, 6 rue du Commandant François.

Les travaux engagés dans le quartier début 2011 s’étendront jusqu’en 2015. Le coût total des investissements s’élève à 16,2 millions d’euros.

(Photo CUEJ-Anne-Claire Poirier)


L’un des deux bureaux de vote du quartier, installé dans une des salles de classe de l’école Camille Hirtz. (Photo CUEJ - Floriane Leclerc)

Dimanche soir, à Cronenbourg, François Hollande est arrivé en tête du scrutin à l'issue du second tour de la primaire socialiste. Sur les 391 votants qui se sont déplacés au bureau de vote de Cronenbourg-Hirtz, 202 (51,66%) se sont prononcés en faveur de François Hollande et 189 (48,34%) pour Martine Aubry. Les assesseurs ont dénombré un vote nul. Au bureau de Cronenbourg-Perey, qui a acceuilli 254 votants, François Hollande a recueilli 148 (58,5%) voix contre 105 (41,5%) pour Martine Aubry.

Floriane Leclerc

Les hockeyeurs strasbourgeois, qui restaient sur trois victoires consécutives en Ligue Magnus, se sont inclinés samedi soir à l'Iceberg contre Amiens (5-2).


Elie Marcos (en noir, au duel) et les siens ont connu samedi leur deuxième revers en cinq journées. (Photo Cuej - Thibaut Gagnepain)

Tout avait pourtant bien commencé pour l'Etoile Noire qui menait de deux buts après dix minutes de jeu. Une perte de balle en fin de premier tiers-temps permettait aux Picards de réduire la marque.

Les Strasbourgeois se retrouvaient ensuite en double supériorité numérique lors du second acte mais ne parvenaient pas à prendre le large et se voyaient même rejoindre au score peu avant la mi-temps. Dès le début du dernier tiers-temps, Amiens prenait l'avantage avant de creuser l'écart et d'inscrire un dernier but de pénalité.

«On a donné le bâton pour se faire battre», a résumé Daniel Bourdages, l'entraîneur alsacien à la fin de la partie.

Malgré cette défaite, la deuxième en championnat cette saison, les Strasbourgeois restent cinquièmes au classement après cinq journées. Prochain match dès mardi à ... Amiens, dans le cadre de la Coupe de la Ligue cette fois.

T.G.

« Méli-mélo » a ouvert en avril place d'Haldenbourg, à Cronenbourg. Dernière née d'Emmaus, cette succursale du point de vente de Mundolsheim est une boutique test. C'est la première fois que la fondation s'implante dans une zone urbaine sensible (ZUS).

 

Chez Méli-mélo, les clients n'ont pas besoin de casser leur tirelire. (Photo Cuej - Floriane Leclerc)

 

Depuis six mois, Marc Meyer, le responsable de l'antenne, et trois salariés en contrat unique d'insertion s'affairent dans ce local étroit réparti sur deux étages. « Ça se passe plutôt bien, se réjouit-il. En s'implantant en ZUS, on pouvait s'attendre à pire. Je ne suis pas encore arrivé un matin avec la vitrine défoncée. » Il regrette néanmoins quelques incidents, notamment la perte du matériel électronique au cours d'un cambriolage survenu le mois dernier. « C'était un coup dur, concède-t-il. Mais le plus difficile, c'est le marchandage quotidien et les magouilles des clients. » Ainsi, lors du passage en caisse, « il n'est pas rare de constater que les étiquettes de prix ont été échangées », et ce en dépit des prix pratiqués: assiettes à partir de dix centimes ou canapé bleu marine à 40 euros.

 

« Ici, les gens n'ont vraiment pas d'argent. D'ailleurs, ils ne viennent que pour acheter l'essentiel. Par exemple, dans cette boutique, on ne vend pas de jeux de société. Pour eux, acheter une télé, c'est tout un monde. »

Floriane Leclerc et Victor Patenôtre

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