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Georgios Kyrtsos, eurodéputé grec (Renew, libéraux) mis sur écoute. © Mathieu CUGNOT, European Union 2022 - Source : EP

Une loi dans le circuit pour développer l’industrie des semi-conducteurs 

Les eurodéputés ont adopté un projet de loi pour soutenir les entreprises de semi-conducteurs. Ce sont des matériaux électriques isolants, capables de conduire l’électricité. Ils sont essentiels dans de nombreux produits électroniques de notre quotidien : téléphones, voitures, ordinateurs… La pandémie de COVID et l’arrêt de la production dans les pays tiers, ont révélé les carences dans leur approvisionnement. Moins de 10% de la production mondiale se situe au sein de l’UE ; le projet de loi prévoit de doubler ces chiffres d’ici 2030.

Ce projet de loi fait partie d’un paquet législatif plus large visant à augmenter la production des micropuces électroniques sur le sol européen. L’objectif est de réduire la dépendance de l’UE vis-à-vis de l’Asie en renationalisant la production des micropuces. L’enjeu est donc de faire de l’Europe une place attractive pour cette industrie, en favorisant les investissements dans l’innovation, la recherche et le développement de ces nouvelles entreprises européennes. Les députés ont notamment approuvé une contribution financière de l’UE s'élevant à plus de 4,175 milliards d’euros pour aider les entreprises. Ces fonds seront déployés dans le cadre du “programme pour une Europe numérique” ainsi que du programme cadre "Horizon Europe”. Les eurodéputés doivent maintenant négocier ce projet de loi avec les pays européens.

Le vélo a mis tout le monde d’accord dans l’hémicycle. Le Parlement a dévoilé sa volonté d’établir une stratégie européenne pour le vélo, “historique” d’après les mots de Karima Delli (Les Vert - écologistes), présidente de la commission transport. L’Union européenne souhaite doubler le nombre de kilomètres parcourus à vélo sur son territoire, autant en ville qu’en zone rurale. Cela va de pair avec une amélioration des infrastructures, dont les espaces cyclables et les places de parking. “L’augmentation du nombre de cyclistes doit nous obliger à prendre des mesures de sécurité”, a aussi insisté l’eurodéputé chargé du dossier.

A l’heure d’une utilisation croissante, notamment depuis la crise Covid et la hausse du prix des carburants, l’UE veut rendre le vélo populaire. Les avantages de la bicyclette ont donc été loués : une meilleure santé, une mobilité propre et une rentabilité. Les eurodéputés ont aussi clamé la nécessité d’un vélo “made in Europe”, une opportunité économique majeure. “Une industrie qui représente 1 million d'emplois et pourrait atteindre 2 million dans 10 ans”, a souligné l’eurodéputé bulgare Andrey Novakov (PPE - droite). L’Union veut notamment développer son marché dans la création et le recyclage de l’alternative électrique. Si 85 % des vélos électriques en Europe sont produits sur le territoire, ce n’est pas le cas des composants. Le Parlement appelle les États membres à soutenir le secteur par des réductions de taxes et des aides à l’achat de vélos. Pour marquer le coup, il demande à la Commission européenne de proclamer 2024, “l’année européenne du déplacement à vélo”

Débats sur la création d'un organe indépendant d'éthique pour contrôler les institutions européennes. 

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Le groupe Kalush Orchestra a gagné le concours de l'Eurovision 2022. © Clara Grouzis

© Julie Revol

En 2022, le pays a perdu 38 places dans le baromètre de la liberté de la presse de RSF, passant de la 70ème à la 108 place sur 180 nations. Cette position fait de ce pays l’État membre le moins bien classé de l’Union Européenne. 

La Grèce à la traîne pour la liberté de la presse

L’ONG Reporters sans frontière est satisfaite que les eurodéputés se saisissent de cette question. Pavol Szalai aimerait pourtant qu’ils aillent plus loin : "les eurodéputés parlent régulièrement de la violation de la liberté de la presse en Hongrie mais pas en Grèce alors qu’elle y est davantage en danger." En 2022, le pays a perdu 38 places dans le baromètre de la liberté de la presse de RSF, passant de la 70ème à la 108 place sur 180 nations. Cette position fait de ce pays l’État membre le moins bien classé de l’Union européenne. 

Adélie Aubaret et Pauline Beignon

La Russie pourrait-elle un jour être jugée pour "crime d'agression" ? Presque un an après le début de l'invasion russe en Ukraine, le président de la République de Lettonie, Eglis Levits, invité à s'exprimer au Parlement européen, a plaidé pour la constitution d'un tribunal spécial afin de juger les responsables de crimes de guerre. "Il est nécessaire d'agir, a soutenu cet ancien juge de la Cour européenne des droits de l'homme. Personne parmi nous ne souhaite vivre dans un monde où l'agression serait la norme."

En novembre 2022, la Commission européenne avait proposé la mise en place d'un tribunal spécial pour juger les "crimes de la Russie", au même titre que ceux créés par les Nations unies pour l'ex-Yougoslavie en 1993 ou pour le Rwanda l'année suivante. Et pour cause, la Cour pénale internationale ne peut pas poursuivre la Russie pour crimes d'agression, Moscou et Kyiv n'ayant pas ratifié le traité fondateur de la haute juridiction. Un tribunal ad hoc permettrait de juger de manière plus rapide et efficace les criminels de guerre.

De son côté, le PPE (droite), groupe majoritaire dans l'Hémicycle dont fait partie Nouvelle Démocratie, le mouvement au pouvoir en Grèce, porte une voix dissonante. “Quelqu'un s’en prend au gouvernement en faisant la campagne de l'opposition”, a affirmé l’eurodéputée grecque Eliza Vozemberg (PPE, droite), faisant référence aux élections législatives grecques de juillet prochain. 

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