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10h35

Etienne Westphal (PS, groupe “Pour Strasbourg”), prend la parole, évoquant “une crise de la production très forte, avec l’augmentation des prix du foncier et le renforcement des coûts de construction”. 

Selon lui, “l’enjeu de mixité sociale est fort. Notre effort doit être partagé au sein de la métropole et entre l’EMS et l’Alsace, ce qui ne peut se faire qu’en étroite collaboration avec les maires”. 

“On peut faire mieux et améliorer le système de cotation de l’EMS pour améliorer les attributions [de logements sociaux]”.   

L’élu socialiste demande un “soutien à la rénovation, une régulation des meublés de touristes, et une lutte contre logements vacants” au sein du parc de logements existant.

Paul Meyer (PS), adjoint à la maire de Strasbourg en charge du logement, ne mâche pas ses mots envers l’ancienne majorité. Selon lui, elle a laissé le Parc social se détériorer et les Airbnb proliférer. © Anaïs Coste

10h20

Florian Kobryn (LFI) sur le logement social :

“La motion résonne comme un cri d’alarme”. Il évoque “31 000 demandes en attente”, avec “seulement une demande de logement social sur 8 qui obtient une réponse positive”. Selon lui, la politique publique “censée permettre de donner un toît à un tout le monde” ne remplit pas son objectif, avec “18 communes sur 21 qui font sécession sociale”. Pour l’élu insoumis, cette situation résulte de la “politique macroniste”, mais aussi de “la crise de l’offre de logements sociaux”. Une explosion de la demande qui reflète une “explosion des inégalités, un tassement des salaires” plus général.

Le conseiller municipal plaide pour un encadrement des loyers, afin que “la ville ne soit plus réservée qu’aux riches”. “Aujourd’hui on n’accueille plus de Strasbourgeoises et de Strasbourgeois, mais des touristes.”

Au nom de son groupe, Florian Kobryn parle de quatre décisions fortes : un minimum de 1600 logements construits par an, le déploiement de moyens drastiques pour lutter contre les plateformes touristiques, du logement social réparti sur l'ensemble du territoire, et “faire du logement social vraiment social”, c’est-à-dire “l’attribuer à ceux qui ne peuvent vraiment pas”.

10h15

Jean-Philippe Maurer (Union du centre, de la droite et de la société civile) sur le logement social : 

“Au-delà des chiffres et des tableaux, c’est un problème majeur pour des femmes, des enfants, des familles.” Il note une tension entre l’offre et la demande. “ Il y a eu une attribution pour huit demandes en 2024, or nous savons que la tension s’installe à partir d’une attribution sur 4 demandes.”

Il reste cependant nuancé : “La motion qui laisse 24 mois pour obtenir un logement me semble très optimiste.”

Jean-Philippe Maurer, conseiller eurométropolitain (union de la droite, du centre et de la société civile) dénonce un Parc social vieillissant avec une tension entre l’offre et la demande. “Les conditions de logement d’une partie de nos concitoyens se dégradent”, regrette-t-il. © Anaïs Coste

10h10

Dans l’Eurométropole, le taux de refus de logements sociaux par les demandeurs était de 43% en 2024. “La question des refus est à regarder, insiste la maire de Schiltigheim, Nathalie Jampoc-Bertrand, dans la lignée du rapport de la Chambre. Plus de 60% des ménages avec famille demandent à aller en deuxième couronne”. En creux, la socialiste expose les enjeux de sécurité dans les quartiers qui concentrent des logements sociaux comme motif de refus. 

Nathalie Jampoc-Bertrand, maire de Schiltigheim, groupe de gauche “Pour une métropole en commun”. “ Le Parc social est déjà là, mais il faut réfléchir à la manière de le rénover”, souligne-t-elle. © Anaïs Coste

10h00

Antoine Splet (PCF) sur le logement social : 

“J’ai peur qu’on prenne un peu le problème par le bout de la lorgnette, expose-t-il, ce rapport a une vertu, c’est qu’il met la question sociale au cœur du débat de ce matin”.

Le conseiller élu à la ville de Schiltigheim poursuit : “Je ne suis pas très à l’aise avec le terme de logement social, je préfère celui de logement public. Il n’est pas réservé aux plus pauvres, mais doit être accessible à 70% de la population.” Il rappelle que chaque année, 31 000 demandes ne sont pas prises en compte, et que de nombreuses communes n’atteignent pas la moitié des seuils demandés par la loi SRU.

Antoine Splet, conseiller eurométropolitain, adjoint de la commune de Schiltigheim. Il fait partie du groupe de gauche “Pour une métropole en commun”. © Anaïs Coste

9h25 :

L'ordre du jour du conseil de l'Eurométropole du vendredi 29 mai

Ressources humaines, finances et affaires générales

1. Communication des observations définitives de la Chambre régionale des comptes concernant le contrôle sur l'accès au logement social dans l'agglomération de Strasbourg, et le contrôle sur le Parc des Expositions de Strasbourg, et suivi des recommandations formulées dans le cadre du contrôle des comptes et de la gestion de l'Eurométropole de Strasbourg.
2. Désignation des représentant·es de l'Eurométropole de Strasbourg au sein de divers organismes 
3. Remise gracieuse au profit d’agent·es de la collectivité 
4. Communications concernant le conclusion de marché de travaux, fournitures et services et de leurs avenants. 

Solidarité, lien social, vie quotidienne, culture et sport

5. Subventions au titre des solidarités 
6. Attributions de subventions en faveur de la santé mentale : soutien des Groupes d'Entraides Mutuelle (GEM)

Transition économique et écologique du territoire

7. Dispositif d’aides financières et de conseil à la végétalisation des espaces résidentiels Ma Prime Vegetalis - attribution des subventions à divers bénéficiaires.

Les deux premiers points et les deux derniers points feront l'objet d'un débat lors du conseil. Les points trois, quatre et cinq ne sont pas retenus et donc adoptés d'office.

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