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Mercredi 12 février, les eurodéputés ont proposé des pistes pour mettre en place de nouvelles mesures sanitaires. L’enjeu est double : protéger les citoyens européens de l’épidémie de coronavirus sans porter atteinte à leurs droits fondamentaux.
En Chine, l’épidémie de coronavirus se répand à vitesse grand V et le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. Mercredi 12 février, le cap des 1000 morts a ainsi été franchi dans le pays. En Europe, 43 personnes ont été contaminées. Face à cette recrudescence, le Parlement européen a examiné cette question en urgence en organisant un débat le soir même : "Nous devons tous défendre le droit à la santé indépendamment de notre couleur politique. Il faut que nous agissions conjointement. L’Europe doit réfléchir à un système de protection européen", a réclamé Tudor Ciuhodaru, eurodéputé roumain (S&D, sociaux-démocrates).
Une meilleure coopération entre les pays et une harmonisation des règles de santé sont indispensables, ont affirmé les eurodéputés. Or, pour le moment, la priorité de l’Union est la libre circulation des citoyens dans l’espace Schengen. Ce que conteste le président allemand du PPE (parti populaire européen), Manfred Weber, qui préconise un renforcement des contrôles aux frontières : "Nous avons proposé à la Commission un questionnaire obligatoire à remplir par les voyageurs passant par l’Europe", a-t-il souligné. Nom, date de naissance, numéro de passeport et de vol, nom de l’hôtel, si la personne a voyagé seule ou en groupe… "Si l’épidémie se répand, c’est l’Union qui sera considérée comme fautive, une fois de plus ! Il faut donc éviter qu’il y ait un maillon faible qui fasse plonger tout le monde", a-t-il prévenu.
Les eurodéputés souhaitent également déployer plus de moyens matériels et financiers : coordination de médecins, rapatriement des citoyens, plus grande collaboration dans la recherche médicale. Sans oublier le respect du droit des personnes mises en quarantaine et la lutte contre le racisme anti-asiatique.
Le jeudi 13 février, les 27 ministres de la Santé se sont réunis à Bruxelles afin d’élaborer une stratégie commune pour contrer l’épidémie. À l’issue de la réunion, les responsables européens se sont inquiétés d’une possible pénurie de médicament provoquée par le coronavirus.
Laura Poli
Le Parlement européen attend des États membres une augmentation du budget pour Erasmus+. Ce programme est l'un des étendards de l’Union européenne.
Quarante-cinq milliards d’euros sur 7 ans. C’est ce qu’ont demandé, mercredi 12 février, les europédutés réunis à Strasbourg, pour que le programme Erasmus+ devienne plus inclusif et intègre les populations défavorisées. Un budget trois fois plus élevé qu’actuellement. Le Parlement européen veut faire de ce programme l'une des ses priorités. Les États membres, avec qui les négociations se sont tenues à l’automne 2019, annoncent des chiffres de moitié inférieurs à ceux du Parlement. Une perspective"inquiétante", selon l’eurodéputé Milan Zver (PPE, droite).
"C’est inacceptable. Erasmus+ est l’un des projets les plus réussis et connus de l’Union européenne", estime Milan Zver. Ce programme, créé en 1987, permet des échanges d’étudiants et d’enseignants au sein de l’Union européenne (UE). Dix millions de jeunes en ont déjà profité. La présidente allemande de la commission culture en charge du programme, Sabine Veryehen (PPE), souligne la forte symbolique d’Erasmus+ : "Il permet d’apprendre des uns des autres, de célébrer la diversité et créativité de chacun."
Le débat sur le prochain budget de l’Union européenne pour 2021-2027, a permis au Parlement de mettre en avant l’importance de ce programme. Pour Sabine Veryehen, il est nécessaire que le budget soit à la hauteur des objectifs du Parlement. D’autant plus que la Commission von der Leyen soutient une augmentation du budget. "Il est judicieux que la Commission comprenne que les programmes éducatifs européens ont une valeur ajoutée immense, affirme-t-elle. Ils posent des bases pour d’autres domaines : le marché intérieur mais aussi la démocratie."
Claire Birague
Jeudi 13 février, les eurodéputés ont adopté la réforme de la gestion de la lutte contre la fraude documentaire. Elle sera désormais confiée à l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex).
Le Parlement européen a adopté mercredi 12 février une résolution sur le mandat de négociation de l’Union européenne avec le Royaume-Uni. La pêche et les services financiers font partie des priorités évoquées lors des débats.
Le "Safer internet day" s’est frayé un chemin dans l’ordre du jour des eurodéputés lors de la plénière de février 2020. L’occasion de rappeler l’intérêt que porte l’Europe aux dangers que rencontrent les enfants sur internet.
"Il nous a fallu huit ans pour trouver une approche commune pour faire face aux dangers d’internet pour les enfants. Huit ans, c’est toute une génération que nous avons abandonnée." Les mots sont de l’eurodéputée Yana Toom (Renew Europe, centre libéral), lors du débat du 12 février dans l’hémicycle, à l’occasion du "Safer internet day". La journée mondiale de l’internet sans crainte pour les plus jeunes, qui avait eu lieu la veille, s'est invitée au cours de la session plénière du Parlement européen, à Strasbourg. Les élus européens se préoccupent de cette question depuis plusieurs années: en 2014, ils avaient créé un intergroupe sur les droits de l’enfant, afin de se pencher sur des questions comme le harcèlement des jeunes usagers d’internet.
"Le but est de travailler avec la société civile et les entreprises du numérique, loin des différends politiques", a souligné David Lega, le vice-président du groupe et eurodéputé PPE (droite) au cours des débats. "Chaque pays a ses spécificités, selon le contexte social et économique", a-t-il ajouté.
Une enquête menée dans 19 pays européens par la London School of Economics révèle que 57 % des enfants âgés entre 9 et 16 ans utilisent leurs smartphones tous les jours. En France, 50 % ont un profil sur un réseau social et 40 % affirment avoir reçu des messages haineux durant l’année précédant l’enquête.
Pour lutter contre le phénomène, Les chevaliers du web, une association qui a pour but de sensibiliser aux risques de la surexposition aux écrans, organise des ateliers dans les écoles françaises à l’intention des élèves, des enseignants et des parents. "Nous avons réalisé que c’était juste une question de prise de conscience, explique Carine Bonnisseau, intervenante de l’association. On essaie d’éveiller le sens critique des enfants face aux médias et à internet selon chaque tranche d’âge. Souvent c’est tout ce qu’il leur faut pour s’éloigner des écrans."
Manal Fkihi
Le commissaire à l’agriculture Janusz Wojciechowski s’est rendu mercredi 13 février au Parlement européen pour un débat sur la place des agriculteurs dans une Europe zéro carbone.
Un rapport de la Commission assombrit encore plus le tableau. La balance commerciale avec le Vietnam, déjà déficitaire pour l’Union européenne de 27 milliards d’euros devrait se creuser après la signature de l’accord. Un point sur lequel s’appuie la député belge Les Verts, Saskia Bricmont, pour affirmer que le texte "n’est économiquement pas bon pour l’UE."
"Améliorer le niveau de vie des habitants"
Malgré les polémiques, l’accord a tout de même été approuvé par une majorité d’eurodéputés et le commissaire au commerce, Phil Hogan, a garanti que le droit du travail international serait entièrement appliqué dans le pays dès 2021. Les partis ECR (droite souverainiste), PPE (droite) et Renew Europe (centre libéral) et une partie du S&D (sociaux-démocrates) affirment que cet texte sera un moyen de pression de pour que le Vietnam s’aligne sur les valeurs démocratiques de l’Union européenne. A l'image de Geert Bourgeois, eurodéputé belge (ECR) en charge du dossier au Parlement européen, qui en est convaincu : "Cet accord va améliorer le niveau de vie des habitants et la situation des droits de l’homme dans le pays."
Claire Birague et Emma Chevaillier
Le sujet est sensible. Les Britanniques vendent 80 % de leurs prises vers l’UE. Les stocks européens proviennent pour leur part à 40 % des eaux territoriales britanniques. Mais pour l’instant, "personne ne sait quelle sera la position du côté britannique", note Izaskun Bilbao Barandica, eurodéputée espagnole (Renew Europe, centre libéral). "Les effets de cette incertitude sont pires pour le Royaume-Uni que pour l'Union européenne qui reste le meilleur partenaire des Britanniques”, poursuit-elle.
Tout comme les députés, les syndicats européens se montrent intransigeants sur la préservation des principes de la Politique commune de la pêche (PCP). "Aujourd’hui, les stocks maritimes communs se portent bien et leur gestion est impeccable. Ça nous a pris du temps pour les organiser. Le système ne doit pas changer, réclame Gerard van Balsfoort, président de l'Alliance européenne de la pêche (Eufa). Si l'on continue à se battre sur des questions de quotas, on ne pourra pas avoir de réel accord." Les quantités de poissons dans les stocks communs, jusque-là réparties équitablement entre les États membres se verront renégociées par le Royaume-Uni.