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« Je n’ai que mes mains et mes oreilles pour lire. Suivre un cours ordinaire, pour moi, c’est quasiment impossible. » Caroline Jacquart est étudiante, et déficiente visuelle. Depuis son inscription à l’université de Strasbourg, la jeune femme brune ne cesse d’expliquer sa particularité, tant à l’administration qu’aux professeurs. L’étudiante a parfaitement mémorisé la géographie du campus, si bien qu’il lui arrive parfois de se rendre en cours sans sa canne blanche. « Je la laisse chez moi quand mes sacs sont lourds… alors on ne voit plus mon handicap. On me demande pour qui je me prends, quand je demande au professeur son cours en version numérique. Pourtant, c’est mon droit. » Et d’ajouter, d’un ton fataliste, que persiste encore trop d’ignorance autour du handicap dans la vie estudiantine.

Un groupe d’étudiants strasbourgeois tente d’inverser cette tendance, en organisant la « Semaine du handicap ». Les 30 bénévoles de l’Amicale des étudiants en Mathématiques (Adem) de l’université de Strasbourg a choisi de multiplier les actions coup de poing, jusqu’au 9 février.

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