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Elles sont hautes comme trois pommes, pourtant elles s’entraînent sans relâche. Les Pitchounettes de l’AS Musau ont commencé leur initiation au foot début septembre. Agées de 4 à 8 ans, elles sont une petite dizaine à se retrouver au stade tous les mercredis après-midi. Le club recrute dans son quartier d'origine, Neudorf, mais aussi au Neuhof.
Avec le Racing, l’AS Musau est l’un des rares clubs, depuis une vingtaine d’années, à proposer des équipes uniquement féminines. « Plus elles commencent jeunes, plus elles acquerront les bases du football et continueront à le pratiquer », analyse Julie Richard, l’entraîneure des Pitchounettes.
Depuis cinq ans seulement, le club propose une équipe pour les petites filles. Et chaque semaine depuis la rentrée, de nouvelles recrues viennent s’essayer à ce sport. Le club permet aux aspirantes footballeuses de venir tester deux à trois fois avant d’adhérer – 85 euros par an. Ici, environ un tiers des licenciés sont des filles. « Elles ont envie de jouer comme des garçons, mais comme c’est un sport dit "masculin", les parents ont du mal à les inscrire, remarque Estelle Moutinho, joueuse et secrétaire générale de l’AS Musau. Ils préfèrent qu’elles fassent de la danse ou un sport "féminin". Mais petit à petit les mentalités évoluent et il y a de plus en plus de filles dans les petites catégories. »
Convaincre les parents
« L’idée d’imaginer sa fille jouer avec des garçons fait peur, alors qu'une équipe féminine rassure », poursuit Estelle Moutinho. Le club met en avant ses équipes non-mixtes pour attirer les parents. Mais pour ceux qui ont déjà sauté le pas, il était naturel que leur fille fasse du foot. « Elle regarde toujours les matchs à la télé et c’est elle qui a choisi d’en faire, pas moi. J’ai l’espoir qu’elle deviennent une grande joueuse, elle dribble déjà très bien ! » répond fièrement Ihmed en regardant sa fille de 7 ans s’entraîner.
De même pour Sarah, aussi du Neuhof, 8 ans, qui teste pour la première fois le football. « Elle a un cousin qui joue au foot, elle le regardait souvent faire, mais c’est la première fille de la famille à le pratiquer, raconte Robert, son grand-père. Il ne faut pas hésiter à diriger les filles vers tous les sports. »
Pour d’autres, c’est presque une tradition familiale. Tina va avoir 7 ans et a commencé le foot cette saison. Elle suit le parcours de ses deux grandes sœurs, Elena, 11 ans et Emma, 13 ans, elles aussi footballeuses. « C’est une passion familiale, entre le père et nos trois filles, raconte leur mère. Mon mari regarde régulièrement les matchs à la télé, mais ce n’est pas lui qui les y a poussées. Les deux grandes ont découvert ce sport à l’école, lors d’une journée d’initiation et maintenant ça fait huit ans qu’elles en font. » Et tous les mercredis, c’est 100% foot pour leur mère, qui vient assister toute la journée à leur entrainement.
« Nous on essaye de faire comprendre qu’il n’y a pas de sport pour les filles ou pour les garçons et que tout le monde peut pratiquer l'activité qu’il veut », promeut Julie Richard.
Prochain objectif pour le club : avoir une équipe complète dans chaque catégorie d’âge. « Si on atteint déjà ce but-là et qu’on permet aux filles de rester toute leur jeunesse au club, c’est déjà pas mal. On n’arrivera jamais à une parité totale », reconnaît Estelle Moutinho. Les filles se mettent peu à peu au foot, mais l’écart avec les garçons reste très important : selon les chiffres du ministère du Sport, dans le Bas-Rhin, seuls 6,6% des licenciés de foot âgés de 5 à 9 ans sont des filles…
Ce mercredi 10 octobre, au centre d'initiation à la nature et à l'environnement (Cine) de Bussière, à la Robertsau, sept apprentis jardiniers sont venus assister à un cours de compost, dispensé par Olivier Madrat. L'animateur nature nous explique comment réaliser son propre compost.
Après quelques explications théoriques données par Olivier Madrat sous le regard attentif de ses élèves d'un jour, place à la pratique. Aux premiers coups de fourche, l'odeur nauséabonde envahit les narines des participants. Le compost fume dans les conteneurs faits de palettes de bois. Entre les pommes et les feuilles mortes, des petits vers s'attèlent à décomposer la matière.
« J'ai perdu la moitié de ma terrasse », patron du bar « Au Poilu », Mehmet Akbalik a le visage fermé quand on évoque les travaux devant son établissement. « Il n'y a plus assez de places pour stationner », ajoute-t-il.
Sur la moitié de terrasse encore épargnée, certains de ses clients prennent le café, impassibles, à quelques mètres des engins de chantier. Devant, les voitures zigzaguent entre les plots alors que les piétons circulent sur les trottoirs déformés.
A l’occasion de la semaine bleue, Marie-Christine Schleifer, membre de l’association Women in Europe for a common future (WECF), engagée dans le développement durable, a sensibilisé un public attentif à l’usage des cosmétiques. La semaine bleue est un rendez-vous national consacré aux personnes âgées. Cette année, elle a pour thème la préservation de l’environnement.
Boris Granger, Phoebé Humbertjean
Ce mardi 9 octobre, la maison des aînés de la Cité de l’Ill a accueilli une quinzaine de seniors pour un atelier dédié à la fabrication de cosmétiques naturels, organisé par le centre social et culturel l’Escale.
Sur les 274 rues, avenues, places et allées d'Illkirch, 60 portent des noms d'hommes célèbres. Galillée, Jules Verne, Louis Pasteur, François Mitterrand... Ils sont 15 fois plus que leurs homologues féminines, qui viennent d'accueillir une quatrième femme française. Eugénie Brazier, dite "la mère Brazier", a donné ce lundi 8 octobre son nom à un segment de la route du Rhin, où se trouve le lycée hôtelier de la ville. Simone de Beauvoir, Colette et George Sand ont ainsi été rejointes par la première cheffe à avoir décroché les prestigieuses trois étoiles du guide Michelin en 1933.
Née en 1895 dans l'Ain et issue d'un milieu populaire, Eugénie Brazier est considérée comme la mère emblématique des bouchons, restaurants traditionnels lyonnais. Après avoir été mise à la porte de chez elle à 19 ans car enceinte d'un homme marié, elle fait ses débuts dans un restaurant tenu par une femme, et ouvre son propre établissement à Lyon en 1921, « La mère Brazier ». Parmi ses plats signatures, on retrouve le fond d'artichaut au foie gras, la volaille de Bresse ou encore le gâteau de foie de volaille et de lapin. En 1946, elle prend le jeune Paul Bocuse en apprentissage. Elle sera aussi la première cheffe, tous sexes confondus, à obtenir trois étoiles pour ses deux restaurants.
Ce n'est donc pas un hasard si le nom de cette grande cuisinière vient rejoindre les trois femmes de lettres présentes à Ilkirch : le lycée Alexandre-Dumas et le Centre européen de formation et de promotion par alternance pour l'industrie hôtelière (CEFPPA) Adrien-Zeller forment un véritable pôle d'excellence. La petite fille de la cheffe était présente, en compagnie de la proviseure du lycée et de Claude Froehly, maire d'Ilkirch-Graffenstaden, pour l'inauguration de cette nouvelle plaque à l'honneur d'une des plus grandes cuisinières de France.
Clémentine Rigot