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Deux fois par mois, l’Association Vrac Strasbourg-Métropole permet aux habitants du Neuhof de commander des produits bio en grande quantité. Avec un prix peu élevé pour des aliments locaux et de bonne qualité.
L'église protestante voisine, à la Robertsau, ne connaît pas les mêmes soucis financiers. Pour Doris Hengel, cela s'explique par une différence sensible du niveau de vie entre les deux quartiers. À la Cité de l'Ill, les dons atteignent rarement les 200 euros. «À la Robertsau, les fidèles ont plus de moyens. Ce sont généralement des jeunes qui, parfois, travaillent au Conseil de l'Europe», observe-t-elle. La paroisse a adapté son calendrier pour optimiser l'impact de ses actions : «On fait cette vente le samedi peu après le versement des allocations familiales».
«Ici ce qu'on vend ne dépasse en général pas 2 euros, donc il faut vendre beaucoup pour avoir un peu de bénéfices », explique Doris Hengel. Lors de la vente du 8 septembre, la partie brocante n'a rapporté que 150 euros. Un montant trop maigre selon la trésorière. Bien que l'église ne soit pas imposée, il reste à payer le chauffage, l'électricité, l'eau ou encore le gaz: «150 euros, cela représente à peu près deux mois d'électricité, sans compter les nombreuses taxes...»
La paroisse a mis en place d'autres actions pour trouver d'autres sources de financement. Une fois par mois, elle organise des concerts et des spectacles. Des collations y sont vendues et les bénéfices reviennent à la paroisse. Mais le manque de bénévoles empêche le conseil de diversifier sa programmation. «S'il n'y a plus d'argent, il n'y a plus d'argent. Ça ne nous est encore jamais arrivé mais il faudra se débrouiller.»
Louise Claereboudt
Comme chaque mois, la paroisse protestante de la Cité de l'Ill organise dans ses locaux une grande vente d'objets et de vêtements. L'objectif : financer les activités de l'église qui compte de moins en moins de fidèles.
Vestes en jean, sacs, chaussures, tasses à café : les dons déposés par les paroissiens s'entassent sur les étals, ce samedi 13 octobre. Pourtant dans la salle, située dans la cour de la paroisse, peu d'acheteurs se sont intéressés aux portants, au grand dam de la dizaine de bénévoles réunis ce jour-là. « Maintenant, il y a des vide-greniers partout, les gens n'attendent plus notre vente », regrette la trésorière de la paroisse, Doris Hengel.
Cette situation commence à peser sur les finances de l'église. Depuis plusieurs années, la paroisse a vu son nombre de fidèles chuter considérablement et avec lui, les dons si précieux à l'entretien et au financement des activités de la paroisse. « On a perdu de nombreux paroissiens que les jeunes ne remplacent pas », regrette Doris Hengel. Impliquée au sein du conseil presbytérial depuis 1993, Doris Hengel a vu l'évolution de la paroisse. « Au départ, on faisait une vente de jouets pour Noël à destination des enfants de la Cité de l'Ill », explique la trésorière. Forte de son succès, l'opération a été pérennisée sous d'autres formes.
Ils sont une dizaine de bénévoles à s'occuper chaque mois de la brocante et du vestiaire. Cuej / Louise Claereboudt
Se retrouver plusieurs après-midi par semaine pour rompre la solitude. C’est la recette du bien-être pour les membres de l’Association des retraités et seniors de Montagne Verte, le plus grand club senior de Strasbourg, qui organisait ses portes ouvertes ce jeudi.
Fondée en 1978, la structure accueille 112 personnes, dont la majorité vivent dans le quartier. Agés de 70 à 98 ans, les membres sont pour certains inscrits dans l’association depuis plus de vingt ans, et ont pu nouer ici de véritables amitiés. C’est le cas pour Anne, joyeuse octagénaire au rire communicatif, Annette, qui aime venir tricoter des chaussettes, ou encore Henri, qui y exerce ses talents de barman. L’Association des retraités et seniors de Montagne Verte est située 22, rue de Hangenbieten à Strasbourg (Montagne verte). Ouvert lundi et mardi de 9h à 17h, jeudi de 8h30 à 17h.
Camille Battinger & Melina Lang
"On a rarement des travaux aussi physiques", s'accordaient à dire les deux électriciens chargés d'enlever les lampadaires inutilisés de la rue Riehl. Cuej / Augustin Campos
Depuis le début de semaine, une équipe de l'Eurométropole s'affaire à enlever les quatorze lampadaires de l'un des trottoirs de la rue Riehl. L'autre côté restera éclairé. "Ils ne servent plus depuis des années puisqu'il y en de l'autre côté de la rue", explique l'un des deux électriciens chargés de les enlever. Défaire les pavés solidement encastrés les uns dans les autres, sortir les "20 mètres au moins" de cable électrique de terre, puis enlever le poteau : "C'est "très physique, c'est pas marrant", résume l'employé de la ville.
Cette mission un peu particulière leur a été confiée "car la rue était trop éclairée". "Ils auraient pu enlever un lampadaire sur deux de chaque côté, ça aurait été plus logique", note un voisin, visiblement agacé.