Situation similaire environ deux kilomètres plus à l’ouest, près du parc Heyritz. Là, les constructions sont déjà finies, mais malgré les incitations de l’Eurométropole, peu de commerces ont ouvert. La Ville avait souhaité réserver des locaux au rez-de-chaussée des immeubles.
Au-delà de la démarche participative et du respect de l’environnement, le principe du jardin partagé est de « créer du lien social ». Aux Deux-Rives, le jardin est divisé en deux espaces. Le premier est dédié aux adultes, le second aux 24 enfants du centre socio-culturel Au Delà des Ponts. Différents ateliers sont proposés aux plus petits. Qu’il s’agisse de les sensibiliser à l’importance d’une bonne alimentation avec l’atelier Bien dans mon assiette, ou de leur transmettre des connaissances sur le jardinage, l’important est qu’ils apprennent en s’amusant. « Les enfants créent leur propre parcelle, et ils adorent», explique Brahim Bouzid. Chaque année, des temps forts sont organisés à travers des activités et des goûters. Mais dans ce quartier isolé de l’est de la ville, la mission de Brahim Bouzid est avant tout éducative : apprendre aux enfants à communiquer autrement.
Séverine Agi, Louise Claereboudt, Tifenn Clinkemaillié
Antoine Chevalier a décidé de convertir son outil de travail en logement. Depuis 10 ans, c’est dans sa péniche amarrée sur les bords de l’Ill que cet ancien marinier a choisi de couler des jours paisibles.
A l’échelle de la ville, le constat est le même : « Nous avons des personnes qui rentrent dans la clôture, des squats, des vols, des jardiniers jaloux du voisin ou encore des incendies », énumère Philippe Bambis. Pour prévenir ces actes de vandalisme, la Ville a mis en place des pavillons en béton effet bois. Depuis, les actes de pyromanie sont passés de 80 à un ou deux par an. Difficile cependant de protéger les 4850 jardins. La mairie emploie une société de surveillance, mais « nous ne pouvons pas mettre des caméras partout », explique Philippe Bambis. Ces actes n’encouragent pas les habitants à s’investir dans l’entretien de leur parcelle. « Si une personne veut escalader la clôture, elle le fera », observe Brahim Bouzid.
Le centre commercial Rivetoile n’est pas réservé aux consommateurs. Chaque jour, des usagers viennent flâner, skater, lire ou jouer, s’appropriant les lieux à leur façon.