Vous êtes ici
[ Plein écran ]

Tableau extrait du rapport de la Commission sur "le second programme d'ajustement économique" de la Grèce

Subventions du Parlement aux europartis

Crédit : Chloé Mahier/Cuej

 

Retour sur les marchés

Mais pour le FMI ce second programme ne se termine pas en décembre 2014. A la différence de l'eurozone, il prévoit d'échelonner son assistance financière jusqu' à février 2016. Pour cette période supplémentaire, sa contribution, selon la Commission (2), devrait s'élever à 9,1 milliards d'euros, portant le total du programme d'aide à 173,6 milliards €.

Or, de 2015 à 2017, les besoins financiers d'Athènes, pour conserver sa trajectoire, sont d'ores et déjà estimés à 44 milliards €. La différence, le gouvernement devra l'assumer en poursuivant sa politique de privatisation - censée rapporter 17,7 milliards à l'Etat…et en levant 17,2 milliards € sur les marchés. C'est là que le bât blesse : même dans le plus optimiste de ses scenarii le rapport de la Commission juge lui même peu probable l'hypothèse d'un retour de la Grèce sur les marchés à l'horizon 2015.

Un troisième programme d'aide paraît donc aujourd'hui inévitable. Si tout se passe pour le mieux d'ici là.

Clémence Mermillod, Rémy Dodet

(1) 34 milliards selon le FMI

(2) L'échéancier du FMI ne prévoit qu'un versement de 8,2 milliards pendant cette période.

Selon la version officielle, le programme d'aide à la Grèce se montera d'ici fin 2014 à 130 milliards €, dont 28 pour le FMI . Un rapport de la Commission rendu public le 14 mars par l'agence Reuters établit que le montant de l'aide à verser dans le cadre de ce second programme sera beaucoup plus élevé, oscillant entre 164,5 et 173,6 millards selon la périodisation retenue (voir tableau) .

Sur les 110 milliards € du premier plan décidé en mai 2010, 37 milliards (1), dont 9,9 pour le FMI, n'ont toujours pas été versés. Ce reliquat est pris en compte dans les ressources affectées au second programme d'aide, et vient s'ajouter aux 130 milliards annoncés. En clair, d'après le rapport de la Commission, l'Eurogroupe et l'institution de Washington vont en réalité prêter 164,5 milliards € à la Grèce entre 2012 et 2014, dont 112 dès cette année. Selon l'échéancier fourni par la Commission, la contribution du FESF s'élèvera à 144,7 milliards, et celle du FMI à 19,8 milliards.

Ces contributions publiques, pourtant, ne devraient pas suffire à satisfaire aux besoins estimés pour ces trois années. Si la réussite de l'opération PSI (Private Sector Involvment) devrait lui permettre d'effacer 107 milliards de sa dette, le Trésor grec, selon ce document, aura sur cette période besoin de 178,6 milliards d'euros pour rester sur la trajectoire d'une dette ramenée à 117% du PIB en 2020. C'est à Athènes qu'il incombera de trouver les fonds manquant. Ils devront provenir pour l'essentiel de privatisations, dont la Commission prévoit qu'elles rapporteront 11,8 milliards d'euros.

Palestine: Tsahal doit rendre l'antenne

15 mars 2012

Palestine: Tsahal doit rendre l'antenne

Les forces de sécurité israéliennes doivent immédiatement restituer les équipements de deux télévisions palestiniennes, saisis en violation des accords d'Oslo, jugent les eurodéputés.

Les doubles comptes du programme d'aide à la Grèce

17 mars 2012

Les doubles comptes du programme d'aide à la Grèce

Chiffré à 130 milliards d'euros et approuvé par l'Eurogroupe mercredi, le second plan d'aide à la Grèce sera en fait d'un montant sensiblement supérieur, selon un rapport de la Commission europénne.

Evelyne Gebhardt est membre de la SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschland) et Axel Voss, membre de la CDU (Christlich Demokratische Partei Deutschlands), section locale de Bonn..

Liaisons dangereuses au Pays Bas

15 mars 2012

Liaisons dangereuses au Pays Bas

Le Parlement condamne le site Internet du Parti de la Liberté (PVV) néerlandais, "contraire aux valeurs européennes fondamentales". Le gouvernement doit prendre les sanctions qui s'imposent contre cette composante de ...

Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen, mercredi 14 mars, dans l'hémicycle.

                             Photo : Baptiste Cogitore/Cuej

Un statut plein de ressources

Ils sont treize à pouvoir se targuer du statut d' europarti en 2012. À ce titre, ils se partageront 18 900 000 € de subventions du Parlement européen – une aide versée depuis 2004. Selon le règlement qui encadre leur statut, 15% de ces crédits sont dsitribués également entre tous les partis. Les 85% restants sont répartis proportionnellement aux nombres d'élus au Parlement européen.

Pour avoir accès à ce statut, les « partis politiques au niveau européen » doivent prouver leur représentativité dans au moins un quart des Etats membres, leur respect des principes communautaires fondamentaux, et leur participation aux élections européennes. Ils ont également une obligation de transparence : ils doivent publier leurs recettes et dépenses chaque année, et déclarer leurs sources de financement.

Le Parlement couvre ainsi jusqu'à 85 % de leurs dépenses, essentiellement des de fonctionnement : réunions, publications, études, frais administratifs, de personnel et de déplacement. Lors des campagnes électorales européennes, ces fonds  ne peuvent servir à financer des partis ou candidats nationaux. Ils doivent uniquement être affectés à des dépenses liées à un programme politique européen.

Depuis 2008, le Parlement subventionne aussi les fondations politiques, laboratoires d'idées et instruments de propagande des europartis. Leur fonction est de nourrir le débat politique, et d'effectuer des activités de recherche et de communication. Cette année, douze fondations européennes se répartissent ainsi 12 000 000 € supplémentaires.

Pages