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La publicité mise en cause
Ces ventes record s'expliquent entre autres par un matraquage publicitaire important. Deuxième catégorie d’annonceurs derrière la grande distribution, les constructeurs automobiles ont investi plus de trois milliards d'euros en 2018 dans la publicité. Soit, pour chaque SUV vendu, un peu plus de 1500 euros.
"Pourquoi les gens achètent des SUV ? Parce qu’on les inonde de ces publicités mensongères", s'indigne Karima Delli, eurodéputé Europe Écologie Les Verts et présidente de la commission européenne des transports et du tourisme. Pour elle, les constructeurs automobiles vendent du "rêve".
Avec d'autres députés, elle veut interdire la publicité des gros véhicules. "On nous fait croire que ce sont des véhicules plus sûrs qui nous donnent plus de liberté et d’évasion. Mais en réalité, ils sont très dangereux". En septembre dernier, un gros 4x4 a causé un accident mortel à Berlin en Allemagne.
Ils sont partout. Ces gros véhicules surélevés aux allures de 4x4 ont investi les villes. "Dans les faits, la star de l’industrie automobile, ce n’est pas la voiture électrique, c’est le SUV : en 2010, il représentait 18% des ventes de voitures dans le monde : en 2018, c’était plus de 40%", déclarait en octobre, le directeur de l’Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol. En France, ces chiffres sont passés de 8 à 35% en l'espace de huit ans. Un grand succès qui rencontre de nombreuses critiques.
En effet, ces véhicules, plus grands et plus lourds, consomment 25% de plus qu’un véhicule classique. Et s'ils sont montrés du doigt par des ONG climatiques, celles-ci ne sont pas les seules à les dénoncer. Un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), révèle que les SUV au niveau mondial seraient la deuxième cause d’augmentation des émissions de CO2 entre 2010 et 2018, juste après le secteur de l’énergie et devant l’industrie lourde. L'agence soulignait même que "les SUV risquent tout simplement de réduire à néant" les efforts du secteur automobile pour réduire ses émissions de CO2.
Un feu. Une explosion de joie. Raphaëlle Garcia est à l’image du podcast qu’elle a créé : pétillante, vivante et captivante. Une minute assise, l’autre debout, impossible de tenir en place. Avec deux amies, elle a lancé en février Radio Clito, “un podcast sur la sexualité féminine et la liberté”. Parce qu’à 32 ans, “bientôt 33”, c’est une femme qui s’assume. “Une trentenaire à la Sex and the City, totalement décomplexée”, dixit Laura Fix, son amie et collègue de podcast.
Les violences sexuelles et sexistes touchent chaque année des centaines de milliers de femmes tandis que le confinement aggrave les risques pour les victimes. Face à ce fléau, les dispositifs d’accompagnement sont à la traîne.
Les victimes selon leurs catégories socio-professionnelles, en % (enquête Virage 2016)
Les victimes selon leurs catégories socio-professionnelles, en % (enquête Virage 2016)
Les indépendantes, femmes cadres, celles exerçant une profession intellectuelle supérieure ou une profession intermédiaire déclarent plus que la moyenne avoir subi des agressions sexuelles (hors viol et tentatives de viol).
L'enquête Virage l'explique par leur présence dans des milieux professionnels traditionnellement très masculins
et/ou par une sensibilité plus grande aux problèmes d’égalité de genre.
Nombre de victimes de violences sexuelles par an (enquête Virage, 2016)
52 000 femmes sont victimes de viol chaque année.
2500 hommes sont victimes de viol chaque année.
Seule 9 % des femmes portent plainte et une plainte sur dix aboutit à une condamnation.