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Les eurodéputés du groupe Les Verts (écologistes) et The Left (gauche) s’y sont fermement opposés. Marie Toussaint (Les Verts) fustige les socialistes pour leur soutien “irresponsable et incompréhensible, leurs déclarations initiales [étant] aux antipodes du rapport qu’ils défendent”.  De son côté, Leïla Chaibi (The Left) aurait préféré que l’UE propose des “recommandations sur l’encadrement des loyers et des fonds européens pour construire des logements sociaux”. 

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Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, lors du débat sur la situation au Moyen-Orient, au Parlement européen de Strasbourg le 11 mars 2026. © Union européenne

La gauche vent debout

Un rejet de la gauche mais une union des droites

La présidente de la commission spéciale, Irene Tinagli (S&D, socio-démocrate), se félicite aussi de l’adoption du rapport : “C’est une journée importante, elle marque la reconnaissance du problème du logement comme étant l’une des grandes priorités de notre Union [européenne].” Le texte n’a pourtant pas fait consensus au sein du groupe socialiste. Les parlementaires français ont décidé de s’abstenir face à un texte considéré trop éloigné de leurs considérations sociales. 

Pour donner encore plus de portée aux discussions, une minute de silence pour Quentin Deranque a aussi été proposée par les Patriotes. Une tentative “d’entretenir le feu de cet épisode” selon Nicolas Hubé, mais en vain : la majorité de l’hémicycle a refusé ce geste.

Au Parlement aussi, l’extrême-droite se focalise sur ses intérêts. Malgré l’absence de portée législative du débat, les nationalistes français ont intérêt à occuper cet espace. L’expert en communication explique : “Les partis politiques utilisent l'arène européenne à des fins nationales. Là, c'est un usage franco-français du Parlement.”

L’extrême-droite légitime ce débat en se basant sur le rapport de 2025 d’Europol sur le terrorisme dans l’Union européenne. Fabrice Leggeri rappelle dans son communiqué que “21 attaques ont été attribuées aux mouvances d’extrême-gauche et anarchistes”. Des chiffres largement repris par les médias d’extrême-droite. Cette même étude établit aussi que, en 2024, 47 arrestations pour infractions terroristes dans l’Union européenne ont été imputées à la droite, contre seulement 28 à la gauche et aux anarchistes, ce qu’omet de préciser l’eurodéputé.

Lorsque c’est au tour de la gauche de prendre la parole, l’extrême-droite tente encore d’occuper l’espace. Les députés nationalistes rient, huent, ou crient. La gauche montre aussi un visage uni. S&D, Verts et The Left rappellent que la violence politique provient de l’autre côté de l'hémicycle. Matjaž Nemec, eurodéputé socialiste, affirme : “Dans ce débat nous parlons de violence d’extrême-gauche alors que c’est l’extrême-droite qui sape l’ordre politique et international.” Une idée approuvée par Marc Botenga, député The Left, qui déplore la volonté des conservateurs “d’inverser les choses, de présenter les coupables comme des victimes et les victimes comme des coupables”.

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