Vous êtes ici

Arrêt Maison-Rouge, sur la ligne L3. Chaque bus qui s'immobilise déverse un flot de passagers avec leurs cabas vides sous le bras. Sur cette partie de la route de Bischwiller bat le cœur commerçant de Schiltigheim. 

À l’abri des regards, en retrait de la chaussée, la terrasse du bar PMU “La Cravache d’or” accueille ses premiers clients de bon matin : des habitués venus parier aux courses et des travailleurs pressés. Ils prennent place en discutant autour des tables en plastique, encerclées par la rambarde en bois qui délimite l'avancée extérieure. Installés sur des chaises métalliques, une poignée d’ouvriers, les habits tachés de peinture, finissent d’avaler leur café. Ils se dirigeront bientôt vers le chantier de la future médiathèque, à quelques dizaines de mètres de leur QG. 

Un peu plus loin, le gérant de l’épicerie Asan Market a déployé ses étals, soigneusement alignés sur le trottoir. La lumière du soleil illumine les fruits et légumes aux couleurs vives. En face trône la seule galerie commerciale du secteur, qui accueille un supermarché Auchan et cinq autres boutiques. Des clients venus y faire leurs courses s’échappent par ses portes coulissantes pour aller inspecter les raisins et les figues de Barbarie de l’épicerie, ou pour acheter leur baguette dans l’une des boulangeries situées à proximité. C’est un ballet qui se joue là tous les jours : les clients – principalement des habitants de Schiltigheim et Bischheim –

[ Plein écran ]

Sur sa boîte aux lettres rue du Cimetière à Hoenheim, Friedrich Graffmann a apposé un rappel au facteur. En un mois, il avait reçu “trois ou quatre lettres” qui ne lui étaient pas destinées. © Emma Bougerol

Jeanine Krieger relève son courrier dans la boîte aux lettres de sa résidence partagée, rue de l’Église, à Hoenheim. © Emma Bougerol

[ Plein écran ]

© Camille Lowagie

Commerces : face au gros, les petits ont de la réserve

13 novembre 2020

Commerces : face au gros, les petits ont de la réserve

Située dans la périphérie strasbourgeoise, la route de Bischwiller est la colonne vertébrale des communes de Schiltigheim, Bischheim et Hœnheim. ...

Une médiathèque attendue depuis dix-sept ans

En 2003, la création du réseau des médiathèques de secteur de l’Eurométropole est lancée. Aujourd’hui, seule la médiathèque Nord de Schiltigheim n’est pas encore opérationnelle. Avec les années et les contraintes budgétaires, ce projet est devenu une véritable épine dans le pied des élus qui se sont succédé. La destruction de l’ancien supermarché Simply Market a permis d’accélérer les choses. Près de 15 millions d’euros ont déjà été investis dans le projet par la collectivité. En 2017, l'Eurométropole a acheté sur plans 2516 m ² de surface à l’opérateur privé Vilogia, pour 4,7 millions d’euros. L’enveloppe brute de la médiathèque Nord a été livrée fin 2019. L’Eurométropole estimait que l’équipement de la médiathèque, son mobilier et les collections pourraient coûter 6,5 millions d’euros.

Le croisement de Périgueux attend son réaménagement

13 novembre 2020

Le croisement de Périgueux attend son réaménagement

 

Depuis des lustres, la municipalité de Bischheim rêve de réaménager le croisement de la route de Bischwiller avec la rue du Général Leclerc. Mais le projet est ...

À Schiltigheim, la proximité des écoles Exen et Léo-Delibes avec la route de Bischwiller expose enfants et parents aux dangers de l’intense trafic automobile.

Une commission sécurité en vue

Pour tenter de sécuriser les abords des écoles, deux agents de surveillance de la voie publique (ASVP) sont mobilisés par la municipalité. Le premier s’occupe toute la semaine de 10h à 17h du groupe scolaire Exen. Le second tourne entre les écoles Léo-Delibes et Parc du Château. Pour Myriam Reiss, "l’ASVP est à Léo-Delibes peut-être une à deux fois par semaine. Mais il devrait y être tout le temps vu l’endroit stratégique plein de dangers". Pour Sandrine Le Gouic, adjointe de la municipalité à l’Éducation, Petite enfance et à la Caisse des écoles, la présence en pointillé des ASVP s’explique par le faible effectif de la police municipale. "On va lancer deux embauches à partir de 2021 mais on ne peut pas faire beaucoup plus", admet-elle. 

 

Sandrine Le Gouic le reconnaît : "Nous sommes bien conscients qu’il y a des choses à améliorer et la mairie n’attend pas qu’un accident gravissime ait lieu." Une commission sécurité aux abords des écoles sera mise en place d’ici décembre. Elle réunira les représentants des parents d’élèves et la mairie. Pour l’adjointe, “le dialogue avec les parents est indispensable".

Raphaël Kleinklaus salue l’instauration de cette commission, mais doute de son utilité : "C’est bien qu’on puisse travailler ensemble, mais maintenant ça serait bien qu’on arrive à de réelles actions plutôt qu’à de l’ultra communication", précise-t-il. Ce père de deux enfants scolarisés à Exen confie : "Moi, je milite pour que les axes principaux et les trottoirs soient sécurisés, pour qu’on ne puisse pas se garer dessus et que les enfants n’aient pas à marcher sur la route lors de leurs trajets." Des mesures qui, selon lui, pourraient être mises en place rapidement.

Loïc Gorgibus et Chloé Lagadou

 

Pages