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Le sujet du Brexit a de nouveau été au cœur des débats au Parlement européen mercredi 27 mars.  

À deux jours de la date initialement prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a défendu le 27 mars devant les eurodéputés une prolongation de la période de négociation de l’accord de retrait. L’UE a déjà accepté de repousser la date du Brexit au 12 avril. Si l’accord trouvé en novembre 2018 avec le gouvernement britannique est approuvé par la Chambre des communes dans les prochains jours, une extension technique jusqu’au 22 mai pourra être appliquée.

Pour Donald Tusk, l'Union européenne doit même envisager un report encore plus long de la date de sortie. Face aux députés, il a demandé de « ne pas trahir les 6 millions de personnes qui ont signé une pétition demandant la révocation de l’article 50, et le million de personnes qui ont marché dimanche dernier à Londres pour un nouveau référendum… parce qu’ils sont européens. »

Le président Tusk s'est également dit ouvert à la possibilité d'annuler purement et simple le Brexit.

« Le Brexit est irréversible »

L’eurodéputé britannique Nigel Farage (ELDD, eurosceptiques) s’est vivement opposé à cette possibilité : « Si le Brexit n’est pas réalisé, nous assisterons à une lente trahison contre tous les votes démocratiques. Le Brexit est irréversible. » Il a aussi appelé à un rejet de l’extension au 12 avril. « Expulsez la Grande-Bretagne au plus vite ! Nous pourrons poursuivre le reste de notre vie. »

Le président du groupe PPE Manfred Weber a salué les clarifications apportées par Donald Tusk, tout en appelant à ce que l'Union européenne continue à se préparer à la possibilité d'un « no deal » : « Toutes les options sont désormais sur la table. Elles sont claires et les Britanniques doivent choisir. »

En Grande-Bretagne, la Première ministre Theresa May s’engageait au même moment auprès des députés conservateurs à démissionner si ces derniers approuvent l’accord de retrait en fin de semaine.

Thu Thuy Nguyen

L'enquête de Jean Quatremer sur le suicide de Laura Pignataro a été publiée le 15 mars par Libération

Brexit: les eurodéputés appellent les Britanniques à sortir de l'impasse

28 mars 2019

Brexit: les eurodéputés appellent les Britanniques à sortir de l'impasse

Le sujet du Brexit a de nouveau été au coeur des débats au Parlement européen mercredi 27 mars.

Le Parlement européen a réclamé mardi soir la démission de Martin Selmayr, après la révélation du suicide de Laura Pignataro. Une affaire incendiaire qui remet sur la table les controverses autour de sa nomination.

Martin Selmayr est une seconde fois sommé de faire ses valises. Par 313 voix contre 246, les députés européens ont exigé mardi soir, la démission du Secrétaire général de la Commission européenne. Dans l’hémicycle, réponse sans appel du commissaire au budget Günther Oettinger : « le président et tous les commissaires ont pleine confiance en lui. Nous n’avons pas l’intention de réviser notre décision. »

Un climat de guerre froide règne entre la Commission et le Parlement depuis la nomination suprise il y a un an de l’allemand Martin Selmayr au poste clef de Secrétaire général de la Commission. Un parachutage au sommet de l’administration Bruxelloise de ce très proche du Président Jean-Claude Juncker, qui avait immédiatement été dénoncé par les eurodéputés. 

 

  • Février 2018 : le directeur de cabinet de Jean-Claude Juncker, Martin Selmayr, est nommé secrétaire général de la Commission européenne
  • 18 avril 2018 : Le Parlement européen qualifie la nomination de Martin Selmayr de « coup d’Etat » et réclame sa démission.
  • 4 septembre 2018 : La médiatrice européenne des droits rend un rapport accablant. « Création d’un sentiment d’urgence artificielle » et  « non respect de la procédure de nomination » : Martin Selmayr a été selon elle « parachuté » illégalement  par le cabinet de Juncker.

Le conflit s’enflamme à nouveau depuis la parution d’un article dans Libération le 15 mars. Le journal révèle alors le suicide de Laura Pignataro, la directrice des ressources humaines du service juridique de la Commission. Elle aurait été contrainte de justifier la nomination de Selmayr, en contradiction avec le droit européen. Face à la médiatrice européenne, Laura Pignataro aurait craqué et lui aurait communiqué tous les documents en sa possession sur la procédure controversée, avant de mettre fin à ses jours.

«Il se passe quelque chose d’opaque et d’insupportable à la Commission » s’indigne l’eurodéputée française Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy. Son groupe S&D (sociaux démocrates) a réclamé mardi soir le respect de la dignité humaine et dénoncé un conflit d’intérêt manifeste lié au décès de Laura Pignataro. Demande cordialement rejetée. «Les commissaires ne pourront pas continuellement s’asseoir sur les demandes du Parlement » s’indigne l’eurodéputée.

 

Sophie Mercier

Mercredi 27 mars, le Parlement européen a adopté de nouvelles normes plus strictes en ce qui concerne les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules neufs. Karima Delli, eurodéputée (Les Verts) et présidente de la Commission des transports et du tourisme, s’en réjouit.

L’accord voté est finalement plus ambitieux que celui proposé par la Commission européenne. Êtes-vous satisfaite ?

Après de longues discussions avec les États membres et la Commission européenne, le Parlement est parvenu à un accord sur des réductions des émissions de CO2 de 15% d'ici 2025, et de 37,5% en 2030 pour les constructeurs de voitures. La Commission européenne avait proposé une réduction de 30 % seulement. Du côté du groupe Les Verts, nous étions néanmoins en faveur d’une diminution de 75% des émissions de CO2 car c’est ce qu’il faudrait afin de respecter les accords de Paris sur le climat.

Qu’est-ce que ces nouvelles règles vont changer concrètement ?

Ce texte va permettre de mieux contrôler les émissions des véhicules neufs. Nous avons tous en tête le scandale du dieselgate (révélation d’une fraude en 2015 sur des millions de moteur diesel Volkswagen, NDLR), qui a révélé que les consommateurs européens avaient été trahis pas les industriels et que les États avaient préféré fermer les yeux.

Comment réduire les émissions dans le secteur des transports alors que les mobilités augmentent ?

En se déplaçant autrement ! Je suis convaincue que les nouvelles solutions de mobilité à la demande peuvent changer la donne, notamment en donnant plus de visibilité aux solutions alternatives comme les vélos en libre-service, l’autopartage. En adoptant l'accord sur la réduction des émissions de CO2, nous avons fixé des objectifs pour qu'au moins un tiers des véhicules désormais mis sur le marché fonctionnent aux énergies renouvelables.

 

Propos recueillis par Macha Menu

 

28 mars 2019

"Il faut mieux contrôler les émissions des véhicules neufs"

Mercredi 27 mars, le Parlement européen a adopté de nouvelles normes plus strictes en ce qui concerne les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules neufs. Karima Delli, eurodéputée Les Verts et ...

L'eurodéputée néerlandaise Sophia In't Veld (ALDE), membre de la commission parlementaire Libertés civiles. © Benjamin Martinez

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