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Les industries incitées à produire davantage de technologies vertes

Après plusieurs mois de négociations, le Parlement européen et les Etats membres sont parvenus à s'entendre le 6 février dernier, sur un plan de soutien à l'industrie « verte ». Son objectif est d'accroître la compétitivité des entreprises européennes dans le secteur des panneaux photovoltaïques, pompes à chaleur ou encore des éoliennes. Aujourd'hui, l'Europe est très dépendante des technologies vertes importées d'Asie. Et les aides massives du gouvernement américain pour ses industries ont poussé Bruxelles à stimuler sa propre production. L'Union européenne aspire à une souveraineté industrielle et compte produire 40% de ses besoins en matière de technologies propres d’ici 2030.

Le plan européen prévoit de faciliter les procédures d'autorisation et la création d'emplois dans le secteur. Mais à la différence de la politique américaine, il n'y a pas de système de financement propre pour mener à bien le projet. Ce texte sera validé par le Parlement et les Etats membres dans les prochaines semaines.

Alice Bouton

 

La session du 5 au 8 février 2024 au jour le jour

05 février 2024

De son côté, l’eurodéputé néerlandais Bas Eickhout (Les Verts, écologistes) déplore le rôle des Européens dans une pratique qu’il juge cruelle. «  L’Union européenne reste un considérable hub pour le commerce des ailerons et le rôle de l’Europe devient de plus en plus important », explique- t-il, alors que la pêche aux ailerons décline dans le reste du monde.

Les résultats des débats du parlement et le texte de l’initiative citoyenne seront présentés à la Commission européenne. Le pouvoir législatif a jusqu’au 11 juillet pour proposer une loi ou abandonner le projet.

Les parlementaires européens doivent se prononcer dans quelques mois pour ou contre le commerce des ailerons de requins. © Pexels

 

Plus de budget pour le plan fruits et légumes à l’école

Le Parlement européen s’est penché sur le programme subventionnant plus de fruits, de légumes et de produits laitiers dans les cantines des écoles. Les eurodéputés ont approuvé l’augmentation de son budget.

Depuis 2019, ce programme est testé à travers l’Union européenne auprès de 19 millions d’enfants (soit un quart des enfants de l’UE) principalement d’Allemagne, de Suède, de Roumanie et de Pologne. Le but : faire consommer aux jeunes des aliments sains et de meilleure qualité. La priorité a été donnée aux produits locaux, de saison et issus de l’agriculture biologique. 

Malheureusement, la lourdeur des démarches administratives pour toucher ces subventions est dissuasive pour les écoles. « Pour avoir un kilo de légumes il faut faire un kilo de paperasse »  regrette l’eurodéputée Carmen Avram du parti social-démocrate devant l’hémicycle. 

Malgré 1,6 milliard d’euros prévu par l’UE, le budget n’a pas été suffisant pour répondre aux demandes de toutes les écoles. Conclusion : pour toucher un maximum d’enfants et les sensibiliser au bien manger, il faut plus de moyens et moins d’administratif.

Le commerce des ailerons fait débat au Parlement

Le Parlement européen a débattu jeudi 11 mai de l’interdiction du commerce des ailerons de requins, suite à une initiative citoyenne européenne qui a recueilli plus d’un million de signatures. Devant un hémicycle clairsemé, les parlementaires ont confronté deux positions opposées. La gauche défendait l’initiative au nom de la protection de la biodiversité. Pour la droite et le centre, interdire le commerce d’ailerons de requins nuirait aux intérêts des pêcheurs européens.

La législation de l’Union interdit de couper les ailerons à bord des navires et de rejeter des poissons mutilés à la mer. Une interdiction qui ne touche pas les pêcheurs asiatiques. «  Ce sont des contraintes injustifiées pour nos pêcheurs professionnels alors que la Chine, le Japon et la Corée continuent de bloquer toutes les mesures anti-pêche aux ailerons  », s’indigne l’eurodéputée espagnole Izaskun Bilbao Barandica (Renew, centre).

lle craint que l’initiative interdisant le commerce des ailerons de requins ne viennent encore renforcer ce déséquilibre commercial.

Pour l’instant, la commission d’enquête a recommandé l’interdiction de la vente et de l’utilisation de logiciels espion. À noter que cette recommandation n’est pas contraignante : elle incite seulement la Commission à légiférer sur le sujet.

Trente eurodéputés ont voté pour le rapport, trois contre. Les recommandations seront  donc présentées au Parlement européen pour être votées par tous ses membres à partir du 12 juin prochain. Pour Sophie In’t’veld (Renew, libéraux), ce n’est que le début. «  Nous allons continuer à surveiller, et poser des questions, et à révéler.  »

Le logiciel israélien Pegasus aurait infecté au moins 50 000 téléphones portables dans le monde. © Pexels

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