Vous êtes ici

Le module est validé, il peut être inséré dans un article pour être consulté par les internautes.

Vers une règlementation généralisée en matière de stage

Il n’existe aujourd’hui aucune règle européenne sur les stages. Le Parlement souhaite y remédier. Ce mardi 6 février, sur la base des recommandations déjà soumises en 2023, celui-ci a de nouveau exhorté la Commission à proposer un texte législatif visant à empêcher les abus.

« Nous ne devons pas fermer les yeux face aux conditions offertes par certaines entreprises. Des jeunes ne font que suivre une suite sans fin de stages et ne sont jamais recrutés » dénonce l’eurodéputé Stelios Kympouropoulos (PPE). Selon lui, les jeunes européens se retrouvent dans une situation précaire. Un tiers des stagiaires ne sont pas rémunérés alors qu’ils fournissent bien souvent le même travail qu’un salarié. Les eurodéputés appellent à l’interdiction des stages bénévoles afin de respecter la dignité des jeunes. Ils demandent aussi que la protection sociale et l’accompagnement des personnes en situation de handicap soient renforcés.

« Les jeunes qui ont suivi le débat ont bien compris qu’il y a un consensus pour dire qu’ils méritent d’être traités correctement lorsqu’ils sont en stage. J’en conviens, il est temps d’agir » a promis le commissaire européen Nicolas Schmit, sans pour autant donner de calendrier précis.

Chloé Bouchasson

 

 

Viamedis et Almerys, deux mastodontes assurant le tiers payant pour le compte de centaines de complémentaires santé telles que Malakoff Humanis, MBTP ou Aésio ont été victimes de cyberattaques. En France, 33 millions de personnes seraient concernées.

Un Français sur deux concernés par la fuite de données qui a touché Viamedis et Almerys. Geralt/Pixabay

Fatigués, déprimés, surmenés… Des créateurs de contenus ultra populaires ont récemment annoncé leur burn-out sur les réseaux sociaux. Décryptage avec le psychologue Michaël Stora.

Les deux plateformes ont été parallèlement mises à l’arrêt. Depuis l’attaque, le site Viamedis n’est plus accessible. « Ce site, destiné aux professionnels de santé, est momentanément interrompu. Toutes les équipes de Viamedis sont mobilisées pour qu’il puisse être réouvert dans les conditions de sécurité maximales, le plus rapidement possible », pouvait-on encore lire le 8 février sur la page d’accueil. 

Une fuite de données pas si sensible mais massive

Ces fuites de données massives peuvent effrayer mais pour Matthieu Quiniou, avocat et maître de conférence en droit du numérique, « les numéros de sécurité sociale sont des données partiellement sensibles. On n’est pas sur un dossier médical qui contient des données médicales confidentielles. Je ne pense pas que ce soit une tragédie en tant que telle ». La crainte d’usurpation d’identité grâce à ces données est certes possible mais « aujourd’hui avec l’intelligence artificielle, le deep fake, on peut générer des fausses pièces d’identité facilement. Ce genre de données a moins d’intérêt pour les hackers », assure Matthieu Quiniou. « C’est plus le caractère massif, le fait que 33 millions de personnes soient concernées qui est problématique. C’est la première fois que le phénomène est d’une telle ampleur en France. »

Ces données, recoupées à des informations issues d’autres fuites de données, pourraient toutefois permettre de réaliser du profilage et ainsi reconstituer une identité numérique. Les hackers pourraient effectuer des démarches frauduleuses à la place des assurés ou encore pratiquer le phishing : se faire passer pour des organismes de santé tels qu’Ameli pour soutirer d’autres informations sensibles à des assurés ou des mutuelles. La vigilance est donc de mise si ce genre de message apparaît sur votre boite mail ou dans votre application de messagerie. Pour se prémunir des potentielles fraudes et usurpations d’identité, Matthieu Quiniou encourage notamment « à changer ses mots de passe » sur les sites concernés.

La Cnil engage une enquête sur la sécurité des données

Les investigations sont toujours en cours pour déterminer les auteurs des attaques, le nombre exact de personnes touchées et le type de données récupérées.

Une enquête diligentée par la Cnil a également été ouverte afin de « déterminer notamment si les mesures de sécurité mises en œuvre préalablement à l’incident et en réaction à celui-ci étaient appropriées au regard des obligations du RGPD », peut-on lire sur le site de la Cnil.

En attendant d’éclaircir cela, sur les réseaux sociaux les messages d’alerte se multiplient. Clément Domingo, alias SaxX, ingénieur en cybersécurité se définissant comme « hacker éthique » a réagi sur X (ex-Twitter) : « Aidons-nous et surtout ceux qui ne sont pas au courant ! Si vous avez reçu un message de votre mutuelle, nommez-la en commentaire », dit-il dans un tweet afin de lister les mutuelles concernées… La Cnil n’informant pas les personnes concernées par ces piratages.

Alexia Lamblé

Edité par Zoé Dert-Chopin

De plus en plus d'influenceurs ou de youtubeurs se confie, via leurs réseaux sociaux, sur leur santé mentale. © Kristina Alexandersson 

Pages