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Assis en tailleur, cornet de frites à la main, Alain fait la manche. Ce sans domicile fixe s'installe chaque jour à l’embouchure de la rue du Maire-Kuss. Ses trente années dehors semblent imprimées sur son visage. Ça fait longtemps qu’il ne fait plus appel au 115. Pour lui, ces lieux d’accueil sont uniquement un moyen “d’éviter aux habitants de se retrouver face à un cadavre en ouvrant les volets”

Dans le quartier de la gare, la centaine de places d’hébergement d’urgence, réparties entre la rue du Rempart et la rue de Koenigshoffen, sont toutes pourvues. Depuis un an, les appels ont doublé à Strasbourg. Hamza, 24 ans, sans domicile fixe depuis sept mois, dénonce le système de roulement imposé.

Lexique

Vandale : graffeur hors la loi, illégal.
Graffiti : discipline recouvrant l’ensemble des pratiques illégales de peinture sur un support.
Street art : œuvres légales ou tolérées dans l’espace urbain nécessitant davantage de temps de réalisation.
Tag : signature simple, monochrome la plupart du temps.
Blaze : pseudonyme des graffeurs, constitué le plus souvent de quatre ou cinq lettres.
Crew : groupe de graffeurs qui peuvent avoir une signature commune, souvent avec trois lettres. Exemple : Nocif est membre du TNC.
Pièce : graffiti de plusieurs couleurs, avec des lettres en volume.
Chrome : pièce assez peu travaillée, de couleur chrome. 
Scène : ensemble des artistes d’une même discipline et d’un même lieu.Flop (ou throw-up) :  lettrage minimaliste arrondi avec un remplissage simple.

Redonner un coup de neuf aux vitrines des boutiques faisait partie des objectifs pour le QPV Laiterie. Aucun des intéressés rencontrés n’en a profité jusqu’à présent. Pourtant, l’état de certaines devantures reflètent les difficultés des commerces du quartier.

Des commerçants ont décidé de les moderniser par leurs propres moyens, à l’image de la boulangerie centenaire Blédor. Amine Némard et son établissement Délicious Food sont, eux, installés rue de Molsheim depuis 2018. Déçu du manque de fréquentation, le gérant pense déjà à s’en aller. Et les travaux entamés depuis novembre sur le boulevard de Lyon ne semblent pas aider. “Heureusement que j’ai une clientèle fidèle”, soupire un manager du fast-food Akabe, qui voit le manque de places de parking comme un frein supplémentaire au pouvoir d’attraction du secteur.

Profil des demandes d'hébergement au 115 du Bas-Rhin en 2020 (Source SI-SIAO). © Rémi Casalis

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La boulangerie Gare'mandise connaît le succès commercial.

© Adélie Aubaret

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L'hôtel Graffalgar s'est réinventé en 2015. © Camille Perriaud

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©Adélie Aubaret 

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Rozenn Droual et les participants de l'atelier du jour © Julie Arbouin

À eux trois, ils totalisent 1 700 places de stationnement. Soit 27% de l’offre du centre-ville de Strasbourg, c’est-à-dire les parkings de la Grande-Île et du centre commercial des Halles. 

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