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Le champ disparaît presque entièrement derrière le brouillard. Une brume si dense qu’elle oblige Mathias Ostermann à faire avancer son tracteur au pas. Ce matin-là, le jeune agriculteur sème le blé sur sept hectares de terrain, au nord de Wolfisheim. À 23 ans, il gère, avec son frère Arnaud, la ferme du Muehlbach. “Je conduis le tracteur depuis mes 12 ans”, déclare-t-il, fier. L’exploitation familiale, qu’ils ont héritée de leur père, est l'une des dernières encore en activité dans la commune. 

Christa, théâtralement vôtre

20 novembre 2025

Christa, théâtralement vôtre

 Christa Wolff a, toute sa vie, exprimé sa passion pour le théâtre. A 73 ans, elle est la créatrice de l’association Thenso, une troupe ...

Dans leurs instituts de beauté d’un nouveau genre, Emma Fischer et Mandy Cardoso Vaz proposent des prestations inspirées des tendances en vogue sur les réseaux sociaux. Un univers bien différent de celui des salons d’esthétique traditionnels.

En passant la porte de la Maison des Cils, on pénètre dans un univers instagrammable : couleurs claires, coussins aux motifs imprimés en forme de faux cils, néon accroché au mur. Des fauteuils entourent une petite machine à café posée sur la table basse en bois. Derrière son comptoir, Emma Fischer conseille une mère et sa fille sur une gamme de faux cils à poser à la maison.

Le secteur de la beauté change de visage

20 novembre 2025

Le secteur de la beauté change de visage

 

Dans leurs instituts de beauté d’un nouveau genre, Emma Fischer et Mandy Cardoso Vaz proposent des prestations inspirées des tendances en vogue sur les réseaux ...

 

La collaboration s’est poursuivie récemment avec Sandra, organisatrice de soirées libertines. Un premier évènement a eu lieu le 13 novembre. Disposés dans une baignoire, des sextoys provenant de la boutique ont été vendus à la trentaine d’invités. Des cartes de visite à l'effigie du cabinet de sexothérapie d’Éva Igard, installée temporairement dans le rayon lubrifiant de la boutique, ont été distribuées pendant la soirée. “Un échange de bons procédés”, confirme la sexothérapeute.

Axelle Lorans et Manon Vannier

Impacts de balles, fenêtres aux battants entrouverts, banderoles criardes, le soleil tape sur les briques du fort Kléber. Dans la cour intérieure de l’édifice, poules, chèvres et Coco le cochon attendent leur repas, agglutinés devant la clôture. Aujourd’hui, c’est Théodore Dettmann qui s’y colle. Depuis six ans, le septuagénaire enfile ses bottes pour rejoindre ses protégés. Le couloir qu’il emprunte trois fois par semaine, un seau de grain dans chaque main, est désormais silencieux. “Tout est mort depuis que l’intérieur du fort a été fermé aux associations [en juillet 2024]. S'il n'y avait pas les jeux pour enfants et la basse-cour, il n'y aurait plus personne”, regrette-t-il. Le fort, le bénévole le connaît depuis son service militaire, en 1973. “Il y avait plusieurs chambrées qui portaient chacune un nom selon la classe des appelés. J’avais la chambre Provence, s’amuse-t-il. Tous les deux mois, les libérables partaient et la classe suivante arrivait.” 

Des avaloirs avaient été pensés pour empêcher les crapauds adultes de tomber entre les barreaux. “On n’avait pas pensé aux juvéniles, qui sont tout petits, qui passaient au travers”, explique le chargé de suivi du site, qui a fait poser des grillages à mailles fines en réponse au problème. Idem pour les mares : après le décès d’un chat et d’un renard du fait d’une bâche trop glissante, une natte d’accroche a été apposée sur les côtés des bassins afin que tous les animaux aient un appui, puissent “boire en toute quiétude” et remonter aisément.

“Il y a plus d’individus aujourd’hui qu’avant la construction”, constate Olivier Saint-Jours. Un optimisme nuancé par Antonin Conan : “On a l'impression que c'est grâce à la zone de compensation qu'il y a plein de crapauds. Mais ils étaient déjà dans le coin auparavant.”

Le scientifique exprime tout de même sa satisfaction devant les mesures prises, qu’il trouve exemplaires puisqu’elles profitent également aux grenouilles vertes et aux petits mammifères comme les hérissons.

D’autres initiatives visent à rendre la pratique musicale plus accessible. À Wolfisheim, l’école de musique et le Wolfi Jazz collaborent le temps d’une masterclass proposée aux instrumentistes confirmés. Cet événement résonne comme un “temps fort ouvert à tous les musiciens autonomes”, pour Rémi Psaume. Muriel Barrière, directrice de l’école de musique, insiste sur l’importance des rencontres entre élèves et artistes dans le cadre de cette formule : “Quand on est ado, on ne va pas forcément à des concerts de jazz. On ne connaît pas forcément les codes, les artistes, c’est super riche quand on échange avec eux.” Il reste à s’acquitter des 90 euros de participation pour ces deux jours de stage.

Les écoles ouvrent leurs portes

Dans les écoles de musique, on mise sur des tarifs préférentiels pour ouvrir la pratique des instruments au plus de personnes possible. À Eckbolsheim, les réductions pour les résidents profitent à 126 des 165 inscrits. Il existe également des tarifs différenciés pour les familles et les personnes non-imposables.

Ajouté à cela, la majorité des inscrits optent pour le paiement en trimestres proposé par l’école. Le directeur Thomas Ganzoinat regrette malgré tout les commentaires de certains élèves lors de leur réinscription : “C’est plus cher que l’année dernière !”

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