Alors que les prix à la pompe atteignent un prix record et que la situation internationale se dégrade, Emmanuel Macron convoque ce matin, à l’Élysée, les chefs de partis de l’Assemblée nationale.
Après le Conseil de défense tenu par Macron ce mercredi, c’est une nouvelle réunion qui s’ouvre ce matin à l’Élysée. Celle-ci se tient en « format Saint-Denis », c'est-à-dire en réunissant tous les chefs de partis et candidats à l'élection présidentielle. Objectif de l’opération ? Évoquer la « dégradation rapide » de la situation géopolitique, ainsi que la hausse brutale des prix des carburants. Ces derniers ayant atteint des records historiques, avec pour le gazole une moyenne nationale autour de 2,40 € par litre.
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Les principaux candidats à l'élection présidentielle sont présents ce matin à l’Élysée. Du côté du Rassemblement National et de La France insoumise, ils seront représentés non pas par leurs candidats – Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon – mais respectivement par Jordan Bardella, chef du RN, et Manuel Bompard, coordinateur de LFI. D’autres chefs de partis sont aussi conviés ce matin, du MoDem à l’UDR en passant par l’UDI.
En plus du défilé des personnalités politiques, d’autres figures clés seront présentes. Comme le directeur général de l'énergie, le chef des autorités militaires et celui des renseignements. Le but est de transmettre des informations confidentielles à ces responsables politiques présents, dont certains espèrent accéder à l’Élysée. Le tout dans un contexte de campagne présidentielle déjà lancée dans les médias depuis plusieurs mois.
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Le poids du contexte (inter)national
Au plus bas dans les sondages – seulement 16 % d'opinions favorables selon la dernière étude Ipsos – Emmanuel Macron tente de convoquer cette réunion pour montrer son activité et rappeler que le contexte international justifie le prix des carburants. Une position maintenue par le chef de l’État, notamment sur ses réseaux sociaux : « Ce qui se passe à des milliers de kilomètres de chez nous finit toujours par peser sur notre quotidien. », pouvait-on lire sur son compte X hier. Cette tentative de justification intervient alors que la grogne sociale se fait entendre de plus en plus fort. Certains appellent même au retour des gilets jaunes, un souvenir douloureux pour le président de la République et une tache indélébile de son mandat.
Eymeric Eymet édité par Héloïse Lartia