
Convoqués ce matin autour d’Emmanuel Macron, les responsables politiques français n’ont pas attendu longtemps pour livrer leurs impressions.
À l’initiative d’Emmanuel Macron, une réunion d’urgence s’est tenue ce matin à l’Élysée, en compagnie des principaux candidats à la présidence de la République. Au programme : la situation géopolitique ainsi que la hausse brutale des prix des carburants.
Une réunion relativement courte – moins de deux heures –, à la sortie de laquelle les réactions ne se sont pas fait attendre. Premier à prendre la parole, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, évoque une situation où « les conflits risquent de s’enliser et la crise de durer ». Il dénonce aussi « l’absence de solutions à court terme ». Même son de cloche du côté du président des Républicains, Bruno Retailleau, qui constate que « les conséquences énergétiques des conflits risquent d’être durables ».
« les conflits risquent de s’enliser et la crise de durer »
Fabien Roussel
Pour d’autres responsables politiques, le problème tient dans le manque de prise en compte des difficultés sociales. Jordan Bardella, président du Rassemblement National, et Éric Ciotti, président de l’UDR, déplorent : « Nous avons mis sur la table la question du pouvoir d'achat et la question de la taxation des carburants. Le président n'a apporté aucune réponse. » Même constat pour Raphaël Glucksmann, chef de file de Place publique, qui évoque une « situation sociale explosive ».
Ancien proche d’Emmanuel Macron et dernier à s’exprimer devant les caméras, Édouard Philippe, président du parti Horizons, est le seul à saluer la réunion, qu’il qualifie d’« utile », même s’il partage les inquiétudes des autres participants.
Emeric Eymet
Édité par Sacha Laudrin Laroche