Les boulistes en bout de piste
À Wolfisheim, Mohammed Entaji, vice-président du club Les Amis de la pétanque déplore le manque d’investissement de la commune : “On est livrés à nous-mêmes. On a dû refaire les terrains. Je demandais juste une participation à la mairie, pas la totalité, mais ils ne nous ont pas donné un euro.” Au milieu des médailles et des certificats de victoire accrochés au mur du local que la mairie lui loue, il explique que le club survit grâce à la buvette, aux soirées à thème ponctuelles et aux cotisations (56 euros annuels) de sa centaine de licenciés. “La seule chose que la commune nous accorde, c’est l’éclairage extérieur.”
Olivia Bagarry, Gaby Fabresse et Lilou Marjolet
Entre l’autoroute et la Bruche, Eckbolsheim et Wolfisheim se redessinent sous l’effet de l’étalement urbain de l’Eurométropole de Strasbourg. Un phénomène qui implique de nombreux enjeux écologiques et humains.
Le directeur Thomas Ganzoinat regrette malgré tout les commentaires de certains élèves lors de leur réinscription : “C’est plus cher que l’année dernière !”
Une répartition des subventions qui interroge
Les communes disposent d’un pouvoir discrétionnaire pour accorder ou reconduire une subvention. Elles ne sont donc tenues à aucune obligation de soutien. Elles attribuent librement, une fois par an, les aides aux structures de leur choix. À Eckbolsheim, il faut adhérer à l’Office municipal des sports, des arts, des loisirs et de la culture (Omsalc) pour y prétendre – à condition d’exister depuis au moins deux ans et de participer chaque année à un événement communal. Les 30 associations membres se partagent ainsi une enveloppe de 64 000 euros.
François Jouan, tête de liste d’opposition Un renouveau pour Eckbo pour les municipales de 2026, critique un manque de transparence qui, selon lui, fragilise la vie locale : “L’Omsalc, c’est complètement opaque, complètement cornaqué par les adjoints actuels. Il y a une vision un peu passéiste de la culture à Eckbolsheim.”