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8:00 Irak, quatre combattans d'une faction pro-Iran tués par une frappe imputée à Washington 

Quatre combattants du Hachd al-chaabi, une coalition paramilitaire chiite proche de l'Iran, ont été tués mardi en Irak. La faction armée, intégrée aux forces régulières de l'État irakien, a accusé l'aviation américaine d'être à l'origine de ce bombardement dans le nord du pays.

Ces derniers jours, des factions pro-iraniennes en Irak ont été régulièrement visées par des frappes imputées à Washington ou à son allié israélien, en réponse à des tirs de drones de ces groupes contre des troupes américaines dans la région. 

En résumé :

  • Sébastien Lecornu a rencontré cet après-midi les partis politiques à Matignon. Plusieurs ministres étaient également présents sur les volets énergétique, militaire et diplomatique. Ce rendez-vous portait sur les « répercussions » du conflit sur le territoire national, en matière énergétique et de sécurité, mais aussi à l’extérieur, sur le plan diplomatique et militaire.
     
  • Les frappes israéliennes se poursuivent en Iran et au Liban. L'armée israélienne a annoncé ce matin lancer une nouvelle vague de frappes « à grande échelle ». De son côté, l'Iran multiplie les frappes, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué deux frappes sur des navires dans le détroit d'Ormuz.
     
  • Cette nuit le Liban a été visé par 52 frappes israélienne. Depuis début mars, 634 personnes sont mortes et on décompte plus de 800 000 déplacés. 

6:20 L'Iran poursuivra ses attaques « aussi longtemps que nécessaire »

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé mardi qu'il était prêt à se battre « aussi longtemps que nécessaire » contre les États-Unis et Israël, contredisant ainsi Donald Trump qui avait assuré la veille que la guerre allait « se terminer bientôt ».

« Nous sommes prêts à poursuivre les frappes de missiles contre eux aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire », a déclaré le ministre iranien à la chaîne américaine PBS News, ajoutant que des négociations avec Washington « ne sont plus à l'ordre du jour ».

 

 

Dans l’hémicycle de Strasbourg, le ton est donné dès les premiers votes. Sur la protection des agriculteurs dans l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, la majorité s’est dessinée autour du Parti populaire européen (PPE, droite).

Depuis sa victoire aux élections européennes de 2024, la droite impose son tempo en plénière, comme elle le fait déjà à la Commission et dans une grande partie des gouvernements nationaux.

Longtemps perçu comme une institution progressiste, le Parlement européen a vu son centre de gravité se déplacer. La gauche et les écologistes continuent d’y faire entendre leur voix, mais ils n’en fixent plus autant l’agenda en Conférence des Présidents, au profit du PPE parfois allié à l'extrême droite. Pour les observateurs français, cette évolution est d’autant plus frappante que la plus grande délégation de l'Hexagone au sein des groupes est celle de Patriots for Europe (PfE, extrême droite).

Sur l’urgence du renforcement de la défense européenne, relancée par l’instabilité géopolitique et le retour de Donald Trump, un consensus traverse l’hémicycle. Sur le fond, l’accord est quasi général ; sur les moyens, beaucoup reste à préciser. Là encore, le PPE avance en chef de file, porté par l’alignement des États membres.

La gauche n’est pas pour autant absente. Jeudi, lors du vote sur le rapport de lutte contre la pauvreté, le PPE s’est allié aux socialistes et aux Verts. Des alliances subsistent, notamment sur certains textes sociaux, mais elles deviennent de plus en plus rares.

C’est sur l’immigration que les fractures apparaissent le plus nettement. Les parlementaires européens ont durci les politiques migratoires de l'UE en adoptant deux législations qui externalisent le droit d'asile. Pour les adopter, le PPE a pu notamment compter sur le soutien du groupe Patriots for Europe (PfE, extrême droite). En avril 2025, son président Manfred Weber affirmait qu’aucune alliance ne serait possible avec lui. Ces votes sur la réforme du droit d’asile montrent pourtant l’inverse.

Sans être dominé par l’extrême droite, le Parlement voit ses thèmes et son agenda se droitiser. Plus qu’un basculement brutal, c’est un glissement progressif qui s’opère : celui d’un PPE qui, au nom de l’efficacité, accepte de plus en plus les rhétoriques à sa droite.

Marion Guédot

Le Parlement européen a condamné les exactions en Syrie et en Iran. © European Union 2026 - Source : EP

 

Le Parlement européen a voté une aide de 90 milliards à l'Ukraine le mercredi 11 février 2026. Ici Roberta Metsola la présidente du Parlement européen et le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev le 17 septembre 2025  © European Union 2025 - Source : EP

 

[ Plein écran ]

Les présidents des 8 groupes politiques et la présidente du Parlement européen. © Portraits officiels Parlement européen

Des solutions pour une viticulture européenne en mauvaise posture

La législation pour soutenir les viticulteurs a été votée ce lundi au Parlement. La rapporteure membre du Parti populaire européen Esther Herranz García a salué une “convergence de vues” sur le sujet. Ce texte met en place des solutions pour un secteur mis à mal par une crise liée au dérèglement climatique, aux droits de douanes et à une chute de la consommation. Pour le socialiste Eric Sargiacomo, l’objectif est de permettre “d’entrevoir le bout du tunnel”. C’est chose faite avec un appui financier au tourisme viticole, une consolidation du marché avec les pays tiers et un étiquetage prenant en compte les tendances consommateurs tel que l'appellation “vin désalcoolisé”. Une satisfaction confirmée par Cristina Guarda, viticultrice et députée du groupe Les Verts (écologistes) : “Je suis fière de voter ce texte qui commence à répondre aux préoccupations que je vis”.

Colin Berson

La BCE face au défi de l’indépendance

Devant le Parlement européen, Christine Lagarde a ouvert le débat en plaçant “l'indépendance politique” de la Banque centrale européenne (BCE) comme impératif stratégique. Alors que la Réserve fédérale (Fed) subit aux États-Unis des pressions politiques sans précédent, la présidente de la BCE voit en son institution un “ancrage dans un monde d’incertitudes”. Pour l’eurodéputé Johan Van Overtveldt (ECR, droite souverainiste), l'interdiction de toute ingérence consacrée par le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, est le “préalable indispensable” pour protéger l’euro face à “l’instabilité mondiale”.

De la droite à la gauche de l’hémicycle, le besoin de “neutralité” et de “crédibilité” est réaffirmé comme un gage de survie. Jussi Saramo (The Left, extrême gauche) alerte d'ailleurs sur la “dangerosité d'un système de paiement lié à un pays qui s'éloigne de la démocratie”. Face à l'ingérence américaine, l'autonomie de la BCE devient selon lui le garant de “la sécurité et de l'avenir de l'Europe”.

Baptiste Demagny

Slovénie : une ingérence européenne dans les élections législatives ?

À moins de trois semaines des législatives slovènes, un meeting du SDS (Parti démocratique slovène) de Janez Janša à Ljubljana a secoué Bruxelles. Deux commissaires européens, l’Italien Raffaele Fitto et le Lituanien Andrius Kubilius, ont participé à réunion publique du candidat slovène. La présence de deux commissaires issus du Parti Populaire européen (PPE, droite) auquel est rattaché le SDS, a déclenché l’indignation de Renew Europe et des Socialistes & Démocrates. Ces derniers y voient une atteinte à la neutralité de la Commission. Ce lundi à Strasbourg, Manfred Weber, président du PPE, s’est défendu en se disant "convaincu" par l’absence de conflits d’intérêts et dénonce cette politique menée par les groupes de gauche. 

Augustin Anuset

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