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« On nous demande parfois si nous allons nous allier avec LFI ou avec les écologistes. La réponse est simple, elle tient en un mot : c’est non. » Catherine Trautmann, la candidate socialiste donnée en tête du premier tour des élections municipales à Strasbourg par les sondages, n’a pas l’intention de participer à une union des gauches. Alors que les candidats socialistes, insoumis et écologistes présentent chacun des listes séparées pour le premier tour, de potentielles alliances sont en discussion pour le second tour. Une idée impossible pour celle qui incarne l’opposition à Jeanne Barseghian, maire écologiste sortante, depuis six ans. 

Catherine Trautmann en a même fait un argument de campagne, accusant la majorité d’abandonner la République et « d’abîmer quelque chose de profond dans notre ville ». Pendant son dernier meeting, elle n’a pas manqué une occasion de rappeler l’endettement de la ville, qui a doublé sous le mandat écologiste, les échecs du tram Nord ou encore les manquements au niveau de la sécurité et de la laïcité qu’elle reproche à la mairie. Autant d’arguments qui résonnent chez ses futurs électeurs, parfois plus que le programme que l’ex-ministre de la Culture propose : « J'ai voté écologiste la dernière fois, mais maintenant ce n’est plus envisageable. Barseghian est un personnage terriblement antipathique. Trautmann ne va pas donner un nouvel élan à Strasbourg, mais elle peut casser la dynamique Barseghian », explique une retraitée présente au meeting de la socialiste. Retourner sa veste pour une alliance de gauche reviendrait donc à se tirer une balle dans le pied pour les socialistes qui perdraient une partie de leur électorat venu du centre et de la droite.

Un isolement à rebours de la stratégie nationale

La position du PS trautmannien contraste avec les efforts d’Olivier Faure pour soutenir les listes d’union. Si aucune consigne formelle n’a été transmise aux socialistes investis, le bureau national voit d’un bon œil les rapprochements avec la plupart des partis de gauche, voire avec LFI dans certains cas. Lundi 9 mars, le Premier secrétaire du PS était même en déplacement à Amiens, aux côtés de Marine Tondelier, de Léon Deffontaines (PCF) et de François Ruffin (Debout !) pour encourager Frédéric Fauvet, candidat de l’union de la gauche. Mais à Strasbourg, hors de question de faire des compromis. D’autant plus que Trautmann domine les enquêtes d’opinion, avec dix points d’avance sur Jeanne Barseghian au premier tour.

Pour les autres formations de gauche, il n’y a de toute façon pas de débat : aucune alliance ne peut être conclue avec le PS. Du côté de la France insoumise, il est impensable de s’unir à une liste où figure Anne-Pernelle Richardot, élue PS au conseil municipal qui avait fait l’actualité en octobre pour ses propos ciblant une strasbourgeoise voilée représentée sur une affiche de la ville. Il n’est pas question de s’unir à « une élue socialiste qui s’est mise au service de l’extrême-droite en ciblant une concitoyenne strasbourgeoise », martèle Florian Kobryn.

Plus de sobriété et des financements à préciser

« Il est urgent de sortir des énergies fossiles »

« Dans les grandes lignes, on va essayer d'être plus précis  », a assuré à l’AFP le cabinet de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, suite aux recommandations du Haut conseil pour le climat. Il reste donc quelques mois au gouvernement pour réaliser les ajustements nécessaires avant l’adoption du texte.

L’avis du HCC met aussi en avant la faible prise en compte de la sobriété. À savoir, selon le (GIEC), « l’ensemble des mesures et des pratiques quotidiennes qui permettent d’éviter l’utilisation d’énergie, de matériaux, de terres et d’eau ». Pour les experts, le gouvernement fait encore trop peser la sobriété sur des gestes individuels. Ils suggèrent, par exemple, « de décarboner l’ensemble du système alimentaire » et « d’adopter une alimentation saine et moins riche en produits d'origine animale ».

 Frontex toujours au cœur des tensions
L’agence européenne des gardes frontières va voir son mandat révisé courant 2026. Elle devrait notamment être habilitée à organiser les opérations de retour. Cette agence, qui travaille en coordination avec les États membres pour effectuer ses opérations, verra aussi ses effectifs permanents augmenter au nombre de 10 000 agents en 2027.
L’agence a régulièrement été pointée du doigt par des ONG pour non-respect des droits fondamentaux. Selon une enquête d’avril 2022 du journal Le Monde, Frontex a refoulé illégalement plusieurs dizaines de migrants en mer Egée. Interrogé, François-Xavier Bellamy défend son bilan. “Je ne vois pas de raison particulière de douter de l’agence”.
En 20 ans, le budget de Frontex a été augmenté de 18 633 % en passant de 6 millions en 2005 à 1,124 milliards d’euros en 2025.

17h30 : un avion d'aide humanitaire vient d'atterrir au Liban

L'avion chargé de 60 tonnes d'aide humanitaire, destinées aux quelques 816 000 déplacés libanais, vient d'atterrir. « On est parti pour une guerre, qui peut éventuellement durer, même si ce n'est pas ce qu'on souhaite, donc il est nécessaire de venir en aide », déclare le représentant de l'ambassade de France au Liban.

Qui dit politiques ambitieuses dit financements nécessaires. Et, comme beaucoup des politiques publiques de long terme, c’est la zone d’ombre de la SNBC. Sacrifiée sur l’autel de la baisse du déficit public, l’enveloppe dédiée à l’environnement a encore diminué en 2026. À titre d’exemple, le budget du programme France 2030, qui accompagne la réindustrialisation verte a été amputé de 1,1 milliards d’euros. Le financement de la mission Agriculture, lui, a baissé de 2,4 % par rapport à 2025. La rénovation des logements, le changement des chaudières au fioul ou encore la transition « verte » des industries - utiles pour réduire les émissions -, nécessitent toutefois des fonds importants. Le Haut Conseil pour le climat précise donc qu’une feuille de route budgétaire précise manque à la stratégie du gouvernement et doit être établie afin de chiffrer les investissements nécessaires.

Roxane Guesdon et Manon Vanier

Pour absorber les émissions de Co2, deux options sont envisageables : les puits de carbone naturels - à savoir les sols ou forêts -, et les solutions technologiques. Face à la dégradation des écosystèmes forestiers et agricoles, liée aux effets du changement climatique, les politiques prévoient un fort investissement dans les solutions technologiques. Les experts du HCC alertent toutefois sur la « disponibilité incertaine des volumes et des sites de stockage » et préconisent de travailler aussi sur le renouvellement des espaces naturels. Ils rappellent que la France ne respecte pas, pour l'instant, l’objectif réglementaire européen d’absorption minimum de Co2 par ses sols et forêts.

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