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La défense du droit à l’avortement n’est qu’une des missions de l’association, qui n’est pas habilitée à pratiquer des IVG. Dans ces locaux, les médecins et les personnels médicaux interviennent surtout pour faire de la prévention, informer et accompagner les personnes qui poussent la porte. C’est souvent au téléphone que les demandes les plus urgentes arrivent. À la permanence, les bénévoles répondent aux questions, orientent et rassurent. « Environ 40 % des appels concernent des personnes qui cherchent des informations sur l’IVG et sur la manière d’y avoir accès », explique Alice Ackermann.
« Un droit fragile »
Pour les co-présidentes de l’association, l’enjeu est également la sécurité de toutes celles et ceux fréquentant les lieux, à commencer par la vingtaine de bénévoles et salarié.es y travaillant. Adossée contre le comptoir de la petite cuisine des locaux, Jeanne* ne cache pas sa colère. Ancienne salariée, elle préfère s’exprimer sous couvert d’anonymat par crainte d’être reconnue et de subir «quelque chose de pire» qu’une simple dégradation. D’après elle, la tension monte depuis quelques années. «On l’a vu avec les États-Unis en 2022, le droit à l’IVG est fragile, expose-t-elle. Même en l’ayant intégré dans la Constitution, on peut rendre son accès plus difficile.» Lors de l’élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen, alors candidate du Front national, avait par exemple proposé de modifier les modalités de remboursement de l’IVG afin de lutter contre ce qu’elle qualifiait « d’avortement de confort ».
Face à un climat politique qui semble s’assombrir, un certain soutien populaire persiste. Les autocollants collés la veille ont été arrachés par des anonymes avant même l’arrivée des salarié.es, signe d’une vigilance citoyenne. Les portes ouvertes sont aussi l’occasion pour le public d’affirmer son soutien à l’association, alors qu’elle fête cette année ses 70 ans - et ses 60 ans concernant l’antenne du Bas-Rhin. Étudiante en travail social pour devenir éducatrice spécialisée, Marie Littot a profité de l’événement pour adhérer à ce qu'elle considère comme un acteur « essentiel » face à ces enjeux de droit à disposer de son corps. « C’est dramatique de voir encore des gens chercher à imposer des décisions qui ne les concernent pas à autrui », glisse-t-elle, consciente du contexte particulier, à quelques jours des élections municipales et à un an de la présidentielle.
Zoé Fraslin
Édité par Titouan Catel--Daronnat
Esther Dabert
Interrogé sur RMC, Francis Pousse, président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians, avait quant à lui rappelé que : “Le contrôle des marges est possible, mais le carburant bénéficie d’une liberté des prix au même titre que la baguette de pain.”
Ce mardi matin, près de la moitié a été réalisée. “Sur 231 contrôles, il y a eu 6 % de procès-verbaux, donc de sanctions”, a détaillé le ministre du Commerce, Serge Papin. La ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a de son côté fait état d’”environ 16 % d’anomalies” parmi les établissements contrôlés, précisant que “certaines, évidemment, ont été sanctionnées”. La main sur la pompe, Cédric Hermann doute : “Est-ce qu’on est sûrs de la fiabilité de ces contrôles ? Parce que le gouvernement aussi est gagnant dans l’histoire. C’est lui qui récupère la TVA à la fin.”
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Afin de lutter contre ces “hausses abusives à la pompe”, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé dimanche un vaste plan de contrôle de 500 stations-service sur les près de 11 000 du pays par la répression des fraudes, pendant trois jours. “La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte”, a martelé le chef du gouvernement sur son compte X où il a fait l’annonce.
Vidéo de Lucie Porquet
Pour Cédric Hermann, la facture est salée : 140 euros pour 66 litres de gazole dans sa Mercedes. “C’est pour le travail alors je dois absolument faire le plein”, indique-t-il emmitouflé dans sa doudoune orange. Cet amateur de géopolitique est plutôt pessimiste à l’évocation d’une baisse des tarifs dans les prochaines semaines. “Les distributeurs ont déjà augmenté les prix sur leur réserve personnelle parce que leurs barils, ils ne les ont pas achetés au prix actuel, analyse-t-il d’un air las. Je n’ai pas d’espoir.”