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97% des jeunes dans l'Union européenne utilisent internet tout les jours, selon le plan d'action présenté par la Commission.

Jeanne Derieux - Le Magueresse et Emeric Eymet

Un combat qui doit être mené main dans la main” 

Des craintes partagées par certaines ONG, tel que l’European Digital Rights (EDRi). “La plupart des méthodes de vérification de l'âge sont de fait trop intrusives, et mettent à mal le droit à l'anonymat et à la protection des données de l'ensemble des utilisateurs. Le problème persiste même si ce n'est pas les GAFAM qui s’en occupent”, déplore Simeon De Brouwer, conseiller politique pour l’EDRi. 

L’ONG craint que le plan d’action débouche sur des législations punitives, qui ne traiteraient pas le problème à la racine. À la place, cette dernière espère que les critères de réussite du plan se baseront sur : “Le degré de sécurité que nous avons instauré dans cet environnement, le niveau d'autonomie, de résilience et de confiance en soi atteint par les jeunes.” 

Pour atteindre cet objectif, la réponse européenne semble indispensable. Pour Philippe Coen, président de l’ONG Respect Zone qui milite contre les cyberviolences, “c’est un combat qui doit être mené main dans la main. Le Parlement et les institutions européennes sont le seul rempart efficace contre la démodération et les cyberviolences.

Un plan salué avec prudence 

Le plan d'action de la Commission constitue un pas dans la bonne direction pour lutter contre le problème du cyberharcèlement, mais elle doit aller plus loin et renforcer efficacement la législation”, affirme Dóra Dávid, membre du PPE et rapporteuse fictive du rapport sur la protection des mineurs en ligne de décembre 2024. 

Si l'initiative est saluée par la plupart des groupes politiques, des critiques se sont toutefois élevées dans l'hémicycle ce mardi 10 février. Entre autres, la question de la collecte des données et ses répercussions sur les libertés individuelles fait débat.  

Pour l'extrême droite, la régulation est une atteinte aux libertés individuelles. Christine Anderson, membre du groupe ENS dénonce un complot : “Les États font semblant de se soucier des enfants pour proposer les mesures les plus intrusives, c’est une ruse.” Dénonçant même une “pratique très fréquente dans les régimes totalitaires”. 

Du côté de la gauche, des inquiétudes sont exprimées quant aux grandes entreprises du numérique sur lesquelles reposent la plupart des contrôles. Ces dernières, en majorité américaines, doivent surveiller les comportements des internautes de leurs plateformes et collecter les données personnelles. Isabel Serra Sanchez, membre du groupe d’extrême gauche - The Left, s’en est inquiétée : “On va  donner davantage de données encore à ces entreprises. La seule véritable solution est que les réseaux sociaux sortent du marché privé, avoir des réseaux sociaux publics, démocratiques qui soient entre les mains des citoyens et des citoyennes.

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