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L’Union européenne entérine un prêt de 90 milliards pour l’Ukraine

Le Parlement européen a approuvé un prêt à taux zéro de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, pour la soutenir face à la Russie. 60 milliards financeront l’industrie de défense ukrainienne. Le reste de l’enveloppe participera à l’économie du pays, considérablement endetté par 4 ans de guerre.

Débloqué pour la période 2026-2027, le paquet sera financé par un emprunt contracté par l’UE sur les marchés financiers. L’Ukraine commencera à le rembourser dès que la Russie lui aura versé des réparations de guerre.  

Le texte a été voté par une majorité d’eurodéputés (458 voix, 140 contre, 44 abstentions) à l’exception de l’extrême-droite, vivement critiquée dans l’hémicycle. "Si l’on avait besoin d’une preuve de plus que l’AfD ou Reconquête sont au service des intérêts de la Russie, nous l’avons !", a clamé l’eurodéputée Nathalie Loiseau (Renew, centre-droit). 

Carl Lefebvre

L’Espagne, triste championne de la pauvreté infantile

Derrière la Roumanie, l’Espagne est le pays le plus touché par la pauvreté infantile dans l’Union Européenne, avec un enfant sur trois en situation de risque de pauvreté ou d’exclusion. Un chiffre alarmant, qui contraste avec la forte croissance économique du pays, gouverné par les socialistes. Les causes sont multiples : faiblesse des politiques publiques en matière de protections sociales, accessibilité des services, niveau de revenus des ménages… Dans un rapport de novembre 2025, l’ONG Caritas dénonce notamment un ascenseur social dysfonctionnel. "Il y a un échec profond des politiques sociales de mon pays, regrette Estaras Ferragut député PPE espagnol (droite). On a besoin d’une stratégie ambitieuse, intégrale et qui place les enfants au centre de l’action publique."

Augustin Anuset et Marion Guédot

Les eurodéputés appellent à plus de fermeté envers le régime iranien

Le Parlement européen a voté une résolution sur la situation en Iran, plusieurs semaines après la répression sanglante des manifestations massives par le régime des mollahs. Les eurodéputés ont unanimement dénoncé la brutalité du régime envers les Iraniens descendus dans la rue, et ont appelé à la libération des personnes emprisonnées. Le 29 janvier dernier, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont inscrit les Gardiens de la Révolution, bras armés du régime iranien, sur la liste européenne des organisations terroristes. Et les eurodéputés veulent aller plus loin. Ils appellent notamment à ce que les exactions commises par le pouvoir soient documentées de manière indépendante par les Nations unies, en vue de poursuivre les dignitaires du régime iranien devant la justice internationale. 

Alice Billia

[ Plein écran ]

La définition des “ pays sûrs “ selon l’UE, à l'épreuve du classement RSF. © Carl Lefebvre

Réarmer l’Europe : l’industrie de défense au cœur du sursaut stratégique

Pour répondre à cette urgence, la Commission européenne propose un renforcement massif de la base industrielle via le plan ReArm Europe et son instrument financier. Le commissaire Andrius Kubilius a affirmé que l'industrie de défense “doit accroître ses lignes de production et produire, produire et produire.” Cette transformation concrète nécessite selon lui des investissements majeurs, comme les 150 milliards d'euros de prêts déjà engagés, afin de transformer ce “géant assoupi” en une puissance capable de protéger ses infrastructures critiques et d'assurer une dissuasion efficace par ses propres moyens technologiques.

La Commission appelée à légiférer sur le droit des travailleurs dans la chaîne de sous-traitance 

Des centaines de travailleurs se sont réunis devant le Parlement européen à l’appel des trois fédérations syndicales européennes pour réclamer une législation plus protectrice des droits des travailleurs. Le rapport d’initiative porté par l'eurodéputé socio-démocrate Johan Danielsson, vise à inciter la Commission à proposer une législation pour limiter la sous-traitance, réglementer l'intermédiation du travail et garantir l'égalité de traitement sur le marché du travail de l'UE. "Les chaînes de sous traitance complexes rendent l’exploitation des travailleurs plus facile", a déclaré le rapporteur du texte. Une position partagée par la gauche de l’hémicycle, quand la droite estime qu’il vaut mieux "ne pas légiférer plus pour ne pas compliquer davantage le travail des entreprises". Le texte a été adopté ce jeudi à une courte majorité (322 pour, 209 contre, 33 abstentions).

Gaby Fabresse

Cette semaine à Strasbourg, l’inquiétude géopolitique n’était plus feutrée : elle s’est exprimée frontalement. Les prises de position de Donald Trump sur l’OTAN, son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, ses signaux parfois ambigus envers Moscou et ses allusions répétées à un possible désengagement international ont fait réagir le Parlement. “Trump veut détruire l’UE, l’OTAN et l’ONU. Qu’est-ce qu’il doit faire de plus pour qu’on comprenne qu’il est une menace à notre sécurité ?”, a lancé Jaume Asens Llodrà (Les Verts, écologistes), résumant la nervosité d’une partie des députés. Même tonalité, plus mesurée chez Pascual de la Parte (PPE, droite), qui confie dans un entretien que “les incertitudes causées par les États-Unis sont le plus grand défi pour l’UE.” Au-delà des formules, un constat s’impose : l’imprévisibilité américaine est devenue un facteur stratégique à part entière, obligeant l’Europe à concrétiser sa mue sécuritaire.

Les députés estiment que sans budget, la Commission ne parviendra pas à atteindre les objectifs fixés. © Anaïs Coste et Lilou Marjolet

Le Parlement européen alerte sur de possibles crimes de guerre dans le nord-est syrien

Les parlementaires européens ont condamné les violences contre des civils dans le nord-est de la Syrie, sur le territoire kurde du Rojava. Le 30 janvier, un accord a été conclu entre l’État syrien et les Kurdes. Depuis, l’ONU a alerté sur des exactions commises par l’armée syrienne. Les parlementaires européens sont allés plus loin en évoquant de possibles crimes de guerre. Ils exhortent l’État syrien à respecter les droits des minorités, pointent la responsabilité de la Turquie et des Etats-Unis dans la situation actuelle et s’inquiètent d’un retour de l’État Islamique. "Aujourd’hui, les forces qui ont vaincu l’EI risquent d’être démantelées. Ce n’est pas juste une faute morale, mais un risque inconsidéré", a jugé Daniel Attard (S&D, gauche).

Juliette Subra de Bieusses 

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